Eternelle Egypte


 
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 Ma nouvelle : Un monde Pharaonique

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Sashara
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MessageSujet: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 20:56

Pour passer le temps, voici une histoire que j'ai écrite.
Je tiens à préciser que je me suis inspiré de certains perso de stargate sg1 et de la myhologie egyptienne. Bonne lecture et bon courage il y aquand même 40 pages (word)


Un Monde Pharaonique de Magalie
(magaliemg@orange.fr)


Prologue :

Un léger vent s'était levé, balayant les dunes de sable et le plateau de Gizeh. Là, se dressaient des tentes. Dans un coin des chameaux se reposaient. Non loin, on apercevait la ville du Caire. Aujourd'hui, le sphinx monopolisait l'attention. Il régnait autour de lui une effervescence qui tranchait avec la tranquillité du camp. En effet, deux professeurs en archéologie venaient de découvrir une entrée sous sa patte avant gauche. Un archéologue s'y aventura. Son collègue s'apprêtait à le suivre quand on les prévint qu'une tempête de sable s'approchait. Pendant qu'au dehors les ouvriers s'affairaient pour tout mettre à l'abri, ils décidèrent de continuer leur exploration. Jason excité, ravi et heureux, ne perdait pas une miette du spectacle qui s'offrait à lui.


- Michael dépêches toi, dit-il dans son micro.

Michael Johnson descendit des escaliers et se trouva à l'entrée d'un passage en forme de voûte. Sur celle-ci une inscrïption étrange se détachait. Intrigué, il s'arrêta. Jason, quant à lui, continuait sa progression dans cet étroit passage lorsqu'il fit une découverte qui le combla de joie.

N'en croyant pas ses yeux et criant presque dans son micro, il dit :
- Mick, viens voir, c'est grandiose. Je crois que nous avons trouvé une tombe.
- Tu es sûr ? Normalement nous devrions trouver …
- Mais viens donc dit Jason impatient.

Michael s'apprêtait à rejoindre son ami quand un grondement déchira l'air. L'archéologue fut projeté en arrière. Il entendit seulement son ami hurler, puis plus rien. Le plafond du passage venait de s'écrouler sur Jason.



Chapitre 1 : 5 ans plus tard

Le soleil venait de pointer son nez. Le chant des oiseaux berçait le réveil de la jeune femme. Pendant que la lumière filtrée par les volets caressait son doux visage, un bruit derrière la porte de la chambre se fit entendre. La femme remonta les couvertures au-dessus de sa tête, elle voulait encore dormir, mais le petit impatient en avait décidé autrement. Déterminé à pénétrer dans cette pièce et sentant sa maîtresse éveillée, Ptah, le labrador de la famille se mit à gratter à la porte et à aboyer. Il voulait entrer et couina davantage. Comme par miracle, quelqu'un lui ouvrit. Aussitôt, il se précipita sur le lit. Tout content de retrouver sa maîtresse, il lui lécha le visage.


- Ptah, arrête dit la jeune femme en essayant de le repousser.

Il allait descendre quand son jeune maître, à son tour, bondit joyeusement sur le lit de sa mère. Celle-ci était prise au piège par ses deux assaillants.

- Philippe, ça suffit !! Combien de fois t'ai-je dit de ne pas sauter sur le lit. Philippe, arrête !!


Le jeune garçon obéit, calma son chien qui se coucha. Philippe s'approcha de sa mère et l'embrassa tendrement. Celle-ci se redressa et prit son petit homme dans ses bras. Ils étaient là blottis l'un contre l'autre, lorsque le réveil sonna. A regrets, elle se leva, imitée par son fils. Elle enfila son peignoir, se dirigea vers la fenêtre et ouvrit les persiennes. Elle aimait respirer à pleins poumons cet air pur et frais du matin et appréciait le calme de son environnement. Patiemment, Philippe l'attendait sur le seuil de la porte. Et c'est ainsi que, suivis de près par leur garde du corps à quatre pattes, ils arrivèrent tous les trois à la cuisine d'où une bonne odeur de café s'échappait. Le petit déjeuner était prêt.


- Ptah, Sarah entendit-elle
- Bonjour, Maria

Maria, la gouvernante de la maison, était une femme de 60 ans, bien en chair. C'était une mexicaine au teint basané qui avait conservé son accent, ce qui lui donnait un certain charme. Etant souvent absents, ses parents avaient engagé Maria pour qu'elle s'occupe d'elle. Agée alors de 6 ans, Sarah l'avait tout de suite adorée. Elle la trouvait si drôle quand elle parlait mexicain que la fillette la pressait souvent de lui dire quelques mots dans cette langue inconnue. Plus tard, elle lui apprit. Sarah avait donc été élevée par cette femme au grand cœur et avait voulu que son fils en profite aussi. En fait, elle était beaucoup plus que gouvernante puisqu'elle faisait partie intégrante de la famille.


Pendant que son fils s'installait à table, elle se dirigea vers la cafetière et se servit une tasse. Elle se retourna. Adossée au plan de travail et en savourant le liquide noir, elle regarda, avec amour, son petit garçon. Il ressemblait tant à son père. Les mêmes yeux verts, les mêmes cheveux châtains, mais surtout le même sourire. C'était tout lui. Un léger pincement au cœur vint rappeler à Sarah combien son mari lui manquait. Malgré les cinq années écoulées, elle sentait toujours en elle le vide qu'il avait occasionné. Mais heureusement la douleur était moins présente qu'au début. Après cette brève contemplation, elle rejoint son fils à table et ensemble, ils prirent leur petit repas. Celui-ci terminé, Philippe partit pour l'école tandis que sa mère se prépara.
Aujourd'hui était un grand jour car elle prenait son nouveau poste à "l'Archaeological Institute of America" (l'institut archéologique de l'Amérique) où avait travaillé son époux. En effet, l'archéologie l'avait toujours passionnée. Elle avait passé de nombreuses années en Egypte avec ses parents et, tout naturellement, en avait fait son métier. Malheureusement, les circonstances du décès de son mari l'avaient tellement éprouvée que le seul mot de "fouilles" lui provoquait une crise d'angoisse. Elle décida donc de chercher un emploi plus sécurisant, surtout pour son bout de chou âgé alors de trois ans. C'est ainsi qu'elle prit une place de "conservateur de musée" et elle en était enchantée. Elle s'était organisée une vie bien tranquille, mais toutefois intéressante, et qui de plus lui permettait de voir son fils s'épanouir.
Or, il y a un peu plus de deux mois, elle fut contactée par le directeur de l'institut Christian Harrisson qui lui proposait un poste d'archéologue au sein de "l'AIA". Sa première réaction fut de refuser. Le directeur insista et cela lui créa un dilemme. Sa première pensée fut pour son fils qu'elle serait obligée de quitter de temps en temps. Il allait être très contrarié et il faudrait qu'elle trouve les mots justes pour le convaincre. Quant à elle, comment réagirait-elle quand il faudrait refaire des fouilles ? Sa vie elle-même allait s'en trouver bouleversée. Tout cela l'inquiétait beaucoup et, en même temps, la tentait. Après avoir mûrement pesé le pour et le contre, elle avait finit par accepter.


Chapitre 2 :

Pour sa première journée, elle ne voulait pas faire une faute de goût dans son habillement. Elle était plantée devant sa penderie et ne savait que choisir. Pourtant, elle n'avait que l'embarras du choix et, de plus, sa taille élancée et ses longs cheveux blonds lui permettaient toutes les tenues. Finalement elle opta pour un tailleur bleu marine, chemisier blanc et escarpins assortis et noua ses cheveux en une tresse africaine. Enfin prête, elle se mit en route.

Elle vivait dans un quartier tranquille. Jason et elle y avaient emménagé quelques mois avant la naissance de Philippe. Jusque là, ils avaient vécu dans un bel appartement du centre ville. Mais Jason disait que dans une maison leur fils pourrait courir sans déranger les voisins, jouer dehors sans risque et sans être tout le temps surveillé. Ce qui avait aussi motivé le choix de Jason pour cette demeure était que l'AIA, où il travaillait à l'époque, se trouvait à proximité, à une vingtaine de kilomètres de là. Ce qui avait été également un élément important dans la décision de Sarah.

Elle était partie avec une heure d'avance car elle devait traverser le centre ville. Risquant de trouver des embouteillages et ne voulant pas arriver en retard, elle était donc partie plus tôt. Elle conduisait paisiblement sa Ford rouge dans la ville quand elle arriva à un carrefour. Elle dût attendre que le feu passe au vert. Pendant ce temps, elle alluma la radio. Elle tomba sur une station diffusant de la musique Country. Elle était là à fredonner la chanson qui passait quand le feu changea de couleur. Elle parcourut quelques mètres lorsqu'elle se retrouva bloquée. Ce qu'elle avait craint arriva. "Oh non pas ça !! "dit-elle en tapant sur le volant, très contrariée. Elle était coincée dans un embouteillage monstre. "Je n'ai vraiment pas de chance. L'institut se trouve si près maintenant". Elle regarda les autres conducteurs qui étaient dans la même situation qu'elle. Certains étaient calmes et d'autres énervés. Elle aussi commençait à perdre patience. Du bout des doigts, elle tapota sur le volant. Elle regarda sa montre, 10 minutes venaient de s'écouler et elle n'avait avancé que de quelques mètres. Agacée par la musique, elle éteignit la radio. "Bon, pour l'instant je ne suis pas encore en retard, donc il faut que je me calme" se dit-elle en s'obligeant à penser à autre chose.

Elle se remémora lorsque son mari travaillait pour l'institut. Il avait été recruté à sa sortie de l'université. Il n'avait pas hésité une seule seconde, il avait accepté. Et pour cause l'AIA est l'une des plus grandes organisations au monde consacrée à l'archéologie. L'institut est un groupe fondé en 1879 qui comporte 9000 membres appartenant à 102 sociétés se situant aux Etats-Unis, au Canada et dans les pays d'outre mer. L'organisation comporte des archéologues de renoms, des étudiants mais aussi des particuliers férus d'archéologie. L'AIA se consacre à la recherche mais aussi à la protection et à la conservation des ressources archéologiques du monde. Par ses magazines, les colloques et conférences organisés, il tient au courant le public des dernières découvertes.

Elle en était là dans ses pensées quand enfin la circulation se débloqua. Elle put parcourir la maigre distance qui la séparait de son lieu de travail. Mais pour atteindre les locaux, elle devait franchir le barrage de sécurité. Elle s'arrêta au poste de contrôle, un agent de sécurité s'avança vers elle. Elle lui donna son nom et lui tendit une pièce d'identité. Il vérifia sur sa liste et fit signe à son collègue d'ouvrir la grille. Après avoir récupéré sa carte, elle avança et se gara sur un immense parking. Le bâtiment était impressionnant par sa taille. En lettres capitales, il était inscrit au-dessus des grandes portes vitrées : "Archaeological Institute of America". Elle grimpa les quelques marches, pénétra dans l'enceinte pour se retrouver dans un grand hall. Elle s'avança vers les deux agents de sécurité qui faisaient office d'accueil. Elle ne se demanda pas pourquoi le bâtiment était aussi bien gardé. Elle connaissait déjà la réponse. Les locaux renfermaient de très inestimables œuvres d'arts et antiquités qui étaient soit en phase de rénovation, soit en analyse.

• Puis-je vous aider, Madame ?
• Sûrement. Je suis le professeur Sarah Carmichael et je suis attendue par le Directeur Christian Harrisson dit-elle en montrant sa carte d'identité.
• Voulez-vous bien signer le registre d'entrée répondit l'agent après vérification des papiers.


Ceci fait, l'homme lui tendit son badge qu'elle accrocha à sa veste et lui indiqua le niveau qu'elle devait atteindre pour rejoindre le Directeur. Elle prit donc l'ascenseur, bien qu'elle n'aimait pas ça. En effet, depuis son accouchement, elle était angoissée à chaque fois qu'elle en prenait un. Après la naissance de Philippe, lorsqu'elle était sortie de l'hôpital, elle était restée coincée avec son mari dans cette horrible cage à poule. Maintenant, le plus souvent, elle prenait les escaliers. Mais aujourd'hui les dix étages à pieds ne la tentaient pas du tout. Puisqu'elle travaillait là, elle devait vaincre sa phobie. Elle fut quand même bien soulagée quand les portes s'ouvrirent. Elle s'engagea et regarda autour d'elle. La décoration était toujours aussi sobre, mais elle n'en avait que faire. Trois couloirs se présentaient à elle. Sans hésiter, elle prit celui du milieu. Combien de fois était-elle venue ici lorsque Jason était toujours en vie ? Elle ne saurait le dire. Tranquillement, elle se dirigea dans ce dédale de couloirs quant elle finit par arriver devant la porte du Directeur. Avant de pénétrer dans la pièce, Sarah se dit : Ouf, j'y suis. Elle prit une grande inspiration, frappa deux petits coups à la porte, quelqu'un dit " Entrez".



Chapitre 3 :


Elle était maintenant dans la pièce et regarda quelque instant le chef de ce complexe. Elle attendait que le Directeur daigne relever la tête. Lorsqu'il vit ses grands yeux bleus posés sur lui, il esquissa un large sourire.


- Sarah, ma chérie dit-il en se levant.
- Bonjour Oncle Christian
- Que je suis content de te revoir dit-il en la prenant dans ses bras.
- Moi, aussi. Cela faisait longtemps n'est-ce pas ?
- Oui, même trop. Assieds-toi.


Elle prit donc place en face de lui. C'était un homme de taille moyenne, légèrement bedonnant, le crâne un peu dégarni, mais assez séduisant. En le regardant, elle se souvint des étés passés chez lui lorsqu'elle était petite. Toute la journée, elle s'amusait avec sa cousine Catherine qui a le même âge qu'elle. Elles jouaient à la poupée, à cache-cache, dans la piscine. C'est justement celle-ci qu'elle préférait surtout avec le toboggan. Au début, elle n'aimait pas trop ça mais c'était normal puisqu'elle ne savait pas nager. Voyant cela, Hélena sa tante, la mère de Catherine lui avait apprit. Et depuis ce jour, elle prenait plaisir à faire quelques brasses. Elle se revoyait, Catherine et elle attendant son oncle chaque soir pour qu'il les borde. En fait, elles voulaient surtout écouter les merveilleuses et terrifiantes histoires qu'il racontait. Elles se blottissaient l'une contre l'autre dans le lit de Sarah et écoutaient attentivement. Maintenant c'était Philippe qui, lorsqu'il allait dormir chez Christian, y avait droit. Et quand il rentrait à la maison, elle devait subir ses discours animés et enjoués sur les contes d'Oncle Christian. A travers son fils, elle revivait les bons moments passés avec sa cousine. A cette époque, Christian était bien plus mince que maintenant. Elle imaginait souvent son père. Celui-ci aurait du ressembler à son oncle et pour cause ils étaient frères jumeaux. Oncle Christian était la bonté même, comme son père. Tous deux étaient passionnés par l'archéologie. Mais son père, Charles, était devenu Egyptologue. Oncle Christian, lui, passait beaucoup de temps à voyager de pays en pays. Maintenant, il regrettait de ne pas avoir été plus souvent là pour sa fille, trop pris par son travail. Pour se faire pardonner, il essayait de se rattraper avec ses petits-enfants Jessica et Mark en étant un vrai papi gâteau, au grand désespoir de Catherine. Quand son oncle parla, elle revint à la réalité.
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Sashara
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 20:56

• Je te souhaite la bienvenue à l'AIA.
• Merci, mon oncle.
• Avant que tu ne prennes possession de ton bureau, je dois te soumettre une requête du professeur Johnson qui se trouve actuellement en Egypte.
• Michael ? mais ……
• Oui, nous avons pensé tous les deux que tu avais toutes les compétences pour ce travail.


• Mon dieu cela fait 5 ans que je ne l'ai pas revu et il ne m'a pas oubliée
• Non, comme tu peux le voir. Il me demande souvent de tes nouvelles.
• C'était le meilleur ami de mon époux et son collègue.
• Justement, il y a 5 ans, lors de cette expédition en Egypte…..
• Je t'en prie oncle Christian, je ne veux pas en parler dit-elle le cœur serré.
• Je sais ma chérie, mais il va falloir.


Bien à contrecœur, elle lui fit signe de continuer son récit.

• Michael et Jason avaient découvert un passage sous la patte avant gauche du Sphinx. Apparemment, cela doit être un tombeau. Michael et Jason n'eurent pas le temps de l'explorer car le plafond s'écroula sur Jason.


Voyant l'expression de sa nièce, Christian lui servit un verre d'eau. Puis reprit son histoire.


• Michael, depuis tout ce temps, essayait de déblayer et de remettre en état le chemin menant à cette pièce et c'est chose faite.

Sarah l'écoutait à moitié. Son esprit d'archéologue avait reprit le dessus. Elle réfléchissait à ce qu'elle venait d'apprendre et dit :

- Mais ils n'auraient pas du trouver un tombeau, seulement la salle des archives de l'Atlantide. C'est ce qu'ils avaient déchiffré sur le papyrus trouvé dans les caves du musée du Caire.
- Oui, mais que veux-tu que je te dise. Ce n'est pas moi ……
- J'ai peut être une réponse à ce mystère l'interrompit-elle. Ce rouleau de Papyrus était abîmé. Il manquait une partie qui n'avait donc pu être traduite.
- Oui cela peut être une raison
- Mais dis-moi, si je comprends bien, je dois rejoindre Mick. Je te ferais quand même remarquer que Michael en sait autant que moi sur cette affaire et si ce n'est plus.
- Oui, en réalité, Michael a besoin d'aide et c'est pour cela que je t'envoie en Egypte, accompagnée de deux militaires.
- Tout de suite ? Sincèrement je ne pensais pas partir aussi rapidement et là-bas, en plus. Mais pourquoi avec des militaires ?
- Je vais être franc avec toi, Sarah. Il règne en Egypte quelques tensions et c'est donc pour cela que je veux que tu sois escortée. Il y a déjà un détachement sur place qui protège le camp ainsi que le professeur Johnson.
- Et tu veux m'envoyer là-bas !!
- C'est pour cela que le Colonel Orlando et le Sergent Thomas doivent t'accompagner. Fais le pour Jason dit-il en voyant son hésitation.
- Oui pour Jason. Mais si j'y vais qui va s'occuper de Philippe ?
- Maria, évidemment
- Non, car elle s'absente pour un mois.
- Ah, dans ce cas, tu n'as qu'à me le laisser……
- Bon d'accord. Comme il adore s'amuser avec ses petits cousins, il sera tout content. Mais quand même ….

Ne laissant pas le temps à sa nièce de terminer, il enchaîna :
- Lorsque le Colonel Orlando sera là, je te ferai appeler pour que tu nous rejoignes dans mon bureau. Pour l'instant, tu n'as qu'à t'installer dans le tien. Il se trouve à cet étage, mais tu dois prendre le couloir de droite à partir de l'ascenseur. Tu ne pourras pas te tromper …..
- Mon nom est inscrit sur la porte dit-elle en se levant.
- Exactement.

Chapitre 4 :

Comme l'avait suggéré son oncle quelques minutes auparavant, elle décida de prendre possession de son bureau. De nouveau, elle se retrouva vers l'ascenseur. Là, elle bifurqua à droite. Au fur et à mesure qu'elle avançait, elle regardait le nom inscrit sur chaque porte. Mais elle n'avait toujours pas trouvé le sien. Elle s'apprêtait à tourner à droite quand elle heurta quelque chose. Elle perdit l'équilibre et se retrouva assise sur le sol. Elle était tellement absorbée dans sa recherche qu'elle n'avait pas entendu que quelqu'un arrivait. Relevant la tête, elle vit une main tendue.

En la saisissant, l'homme lui dit :
- Ca va, rien de cassé ?
- Non. Je suis vraiment désolée, je ne vous avais pas vu, Colonel dit-elle en voyant son grade sur son uniforme.
- Oh non c'est de ma faute !!

Après avoir arrangé sa tenue, Sarah regarda plus attentivement son interlocuteur. C'était un homme d'une quarantaine d'années, de grande taille. Il avait des cheveux poivre et sel coupés courts et des yeux marron fascinants. De plus, il avait un sourire " à tomber à la renverse".


- Au fait je ne me suis pas présenté, je suis le colonel Jonathan Orlando …
- Et vous cherchez le bureau du Directeur Christian Harrisson.
- Mais comment le savez vous ?
- Je viens juste de le voir et il m'a dit qu'il vous attendait.
- Vous êtes la personne que je dois escorter en Egypte ?
- Oui, c'est ça. Je suis le professeur Sarah Carmichael. Venez, je vais vous conduire à lui. Vous vous êtes trompé de couloir.
- Ne vous dérangez pas pour moi. Vous n'avez qu'à m'indiquer le chemin à suivre dit-il
- Non, je vous accompagne. Maintenant que vous êtes là, la réunion va pouvoir commencer dit-elle
- Alors ….
Vous êtes professeur ? En Egyptologie ?
- En Archéologie. Mais il est vrai que je me passionne plus pour le monde égyptien.
- Ah d'accord. Vous aimez donc étudier les vieilles choses ? dit-il en souriant
- Oui dit-elle amusée par cette remarque. Et vous, vous êtes basé à ?
- Fort Carson. Mon grade me retient souvent sur cette base et je suis très content de vous accompagner en Egypte.
- Cela vous changera d'air
- C'est exact !!!

Pendant cet échange cordial, ils avaient rejoint le bureau du Directeur.
- Bon, nous voilà arrivés dit-elle en frappant à la porte.


Quelques secondes plus tard, ils se retrouvèrent dans le bureau assis en face d'Harrisson.

- Je vois que vous avez déjà fait connaissance.
- Oui c'est exact, nous nous sommes rencontrés tout à l'heure dans les couloirs de l'institut.
- Bon, c'est très bien dit Harrisson. Donc, comme nous l'avons prévu dans notre récent entretien téléphonique, Colonel, vous-même et votre détachement serez chargés de la sécurité du camp mais aussi du professeur Johnson et de toi-même Sarah.
- D'accord dirent Sarah et Orlando
- Le départ se fera à la Base de Fort Carson, par avion militaire, demain matin. Aujourd'hui, Sarah tu n'as qu'à t'installer. Vous n'avez pas d'autres questions ?
- Non, aucune
- Alors je ne vais pas vous retenir plus longtemps.

Sur ce, ils sortirent. A peine avaient-ils fait quelques mètres, que Sarah s'aperçut qu'elle avait oublié son sac dans le bureau de son oncle.

- Vous m'attendez, je reviens tout de suite.

Ne laissant pas le temps au Colonel de répondre, elle s'éloigna. Orlando la suivit du regard. Il avait pu apprécier la silhouette de cette femme pendant le trajet mais là, il la trouva absolument sublime. Ses longues jambes interminables, cette chevelure couleur de blé qu'il aurait aimé caresser, et ses yeux bleus profonds qui vous transpercent…... Il en était là quand il se rendit compte qu'elle était déjà revenue.

- Il y a un problème ? demanda Sarah en voyant Orlando l'observer
- Non du tout. Mais je pensais seulement que les conditions de vie en Egypte sont assez dures …
- Ne vous inquiétez pas pour moi intervint Sarah. Je ne suis pas une "faible femme !"
Pris de court, il dit : ce n'est pas du tout ce que je voulais dire.
- Alors ?
- Mais vous avez l'air si fragile…..
- Et pourtant je suis ceinture noire de Karaté dit-elle voulant l'épater.
- Dans ce cas …….
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Sashara
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 20:57

Chapitre 5 :

Il était 19 heures lorsque Sarah rentra chez elle. A peine eut-elle franchi le seuil, que le bruit des casseroles se fit entendre. Maria s'activait devant les fourneaux. Elle avait préparé des tortillas. Cette bonne odeur lui donnait "l'eau à la bouche". Elle avertit la gouvernante de sa présence et, angoissée par ce qu'elle avait à lui annoncer, elle se dirigea vers la chambre de Philippe. Du couloir, elle entendait Ptah manifester sa joie. Penché sur ses cahiers, le garçon travaillait dur. Elle s'approcha vers son fils et l'embrassa sur la tête. Le Labrador, mécontent, aboya. Lui aussi, voulait avoir un petit câlin. Il attendait les quatre pattes en l'air. Tout en caressant le chien, elle demanda :


- Comment s'est passée ta journée ?
- Très bien. On a eu une interro surprise en math. C'était pas trop difficile. Je pense avoir bien répondu. Tu as vu Oncle Christian ?
- Oui, il t'embrasse. Il m'a dit que tu lui manquais et qu'il aimerait bien te voir.
- Moi aussi, quand est-ce que tu m'emmènes ?
- Et bien demain, car je dois m'absenter quelques jours et il s'est proposé pour te garder.
- T'absenter ? Mais pourquoi, tu commences tout juste à travailler là-bas.
- Je n'ai pas le choix. D'ailleurs, je t'avais expliqué que je partirai assez souvent, que je ne pourrai pas t'emmener et on était tombé d'accord.
- Oui, c'est vrai, mais maintenant j'ai plus envie de te laisser partir.
- Je te comprends mais on ne peut plus discuter de ce problème. Maintenant j'ai accepté ce poste et donc tu n'as pas d'autre choix que d'aller chez Oncle Christian.
- Non, j'irai pas.
- Mais voyons chéri, tu pourras t'amuser avec tes cousins, écouter les merveilleuses histoires d'Oncle Christian et il est même prévu que vous alliez à Disney World.

Cette perspective lui redonna le sourire et il alla finir ses devoirs. Rassurée par sa réaction, elle se rendit à la cuisine et trouva Maria qui se hâtait de mettre le couvert car elle devait préparer ses bagages. Maria n'avait aucune famille aux Etats-Unis et, comme elle ne s'était jamais mariée, elle s'était tout naturellement attachée à Sarah et la considérait comme sa propre fille. Dés lors, elle s'occupait de Philippe et en prenait plaisir. C'était un garçon plein de vitalité et parfois pouvait être un vrai petit démon. Mais c'était normal pour un enfant de son âge. Il ressemblait beaucoup à son père tout en étant aussi déterminé et futé que sa mère. Il se passionnait pour beaucoup de choses, mais il avait une préférence certaine pour le basket-ball et les étoiles. Pour son dernier anniversaire, Maria lui avait offert un télescope. Fou de joie, il avait eu du mal à attendre le soir pour l'essayer. Cependant, il ne put faire autrement. Sarah et Philippe ne constituaient pas son unique famille, elle avait une sœur qui vivait toujours au Mexique. Maria avait quitté son pays natal à l'âge de 18 ans, pensant que son avenir serait plus facile aux Etats-Unis. Elle fut vite déçue et parfois quand tout allait mal, elle regrettait d'être venue dans ce pays. Elle faisait des boulots par-ci par-là, mais rien n'était fructifiant. La plupart des employeurs demandaient des qualifications qu'elle ne possédait pas.


Elle avait envisagé de reprendre des études mais elle n'en avait pas eu les moyens. C'est plus tard, lorsqu'elle commença à travailler pour les professeurs Harrisson, les parents de Sarah, qu'elle prit des cours du soir. Ainsi elle obtint un diplôme de puéricultrice. C'est seulement quand Sarah entra à l'université qu'elle changea de métier et travailla dans une garderie. Demain, Maria partait pour le Mexique rendre visite à sa sœur et pour faire la connaissance de la petite-fille de celle-ci qui venait de naître.

De ce fait, personne ne traîna à table. En un clin d'œil Philippe se glissa sous sa couette et attendit que sa mère vienne le border.

- Maman !! dit-il en voyant qu'elle tardait.
- Oui, j'arrive

Sarah se dépêcha de mettre les assiettes et couverts dans le lave-vaisselle et rejoignit son fils. Assise au bord du lit, de sa main Sarah repoussa une mèche de cheveux qui barrait le front de son fils. Elle l'embrassa doucement et remonta les couvertures pour qu'il ne prenne pas froid. Il dormait déjà. Le rituel du coucher accompli, elle se retira à pas de loup et éteignit la lumière en sortant. Avant de se mettre au lit, elle se fit un thé qu'elle apprécia confortablement installée sur la balancelle dans la véranda. Elle ferma les yeux et se remémora sa journée. Certes, aujourd'hui, elle n'avait pas fait grand chose. Cependant, cela avait été éreintant. Elle avait rencontré le Colonel Orlando qu'elle trouvait drôle et charmant malgré son air de macho. Après la réunion, elle l'avait raccompagné. Ils en avaient profité pour faire plus ample connaissance.

Ensuite, elle avait rejoint son bureau qu'elle trouvait trop triste. Elle devrait remédier à ce problème en mettant une ou deux plantes pour donner un peu de vie et de gaieté à la pièce. Bien sur, il faudrait rajouter quelques photos de son bout de chou. Elle ferait tout ça à son retour d'Egypte. Elle espérait toutefois que ce voyage ne durerait pas trop longtemps car il lui était très dur d'être séparée de son fils. Bien sur, il allait être très gâté chez son oncle, mais elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter. De plus, la mission qu'elle venait d'accepter lui nouait l'estomac. Il lui serait très, très difficile de se rendre là où Jason était mort. Mais elle devait absolument le faire pour lui. Il avait tant donné pour découvrir le lieu où les archives de l'Atlantide étaient entreposées. Bon, il fallait qu'elle arrête de tourner tout ça dans sa tête et elle décida de se mettre au lit.
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 20:57

Chapitre 6 :

Le lendemain matin, Sarah se rendit à Fort Carson. Elle retrouva le Colonel Orlando dans son bureau. Avant de partir en direction de la piste d'envol, il donna les dernières instructions au commandant Williamson. Ceci fait, Jonathan Orlando transféra les bagages de Sarah dans sa Jeep puis ils se dirigèrent vers l'appareil. Là, le professeur Carmichael fit la connaissance du Sergent Thomas qui était un homme grand et costaud, d'un abord plutôt sympa.

Lorsqu'ils arrivèrent en Egypte, une Jeep les attendait. Sarah et le Colonel s'installèrent à l'arrière tandis que Thomas passa devant. Pendant que le soldat les conduisait à destination, ils purent profiter du paysage. Malgré l'heure tardive, le soleil se faisait encore chaud, 35° à l'ombre. Le vent de fin d'après midi s'était levé. Typique du désert et aussi chaud que l'astre solaire, il n'arrivait pas à rafraîchir l'atmosphère. Sarah avait cependant tout prévu. Connaissant bien le pays, elle s'était habillée en conséquence. Elle portait une fine robe de lin blanc, ainsi, elle ne souffrait pas trop de la chaleur, alors que les soldats avaient revêtu leurs vêtements kaki. Le colonel n'avait pas du penser à mettre ses affaires d'été. Elle le voyait tiré légèrement sur son col. Elle esquissa un léger sourire. Ils traversèrent la ville assez rapidement. Mais ils eurent le temps de remarquer que le Caire est une ville très poussiéreuse et polluée. Ils croisèrent une quantité phénoménale de taxis, vieilles voitures blanches aux portes et capots noirs. Les rues étaient très animées. Les hommes grands, le teint basané, portaient la djellaba, nom arabe de la longue robe à manches et à capuchon, ainsi que le turban et des sandales dont les couleurs se confondent avec les bâtiments de la ville. Les femmes, quant à elles, les paupières toujours fardées de noir ou de couleurs foncées, portaient des chaussures à talons hauts, voyantes par leurs dorures. Ils passèrent prés d'édifices hauts de six à dix étages, construits en briques et recouverts d'un crépi beige, jaunâtre ou simplement gris. Par-ci, par-là, on trouvait quelques statues éparpillées, vestiges de l'Egypte pharaonique. En passant devant le musée du Caire, qui est actuellement en piteux état, Sarah pensa à son enfance et à ses journées merveilleuses passées avec ses parents à l'intérieur de cette immense bâtisse qui comporte plus de Cent salles. Il faut un mois pour le visiter. Elle adorait imaginer qu'elle était la reine d'un puissant pharaon vivant à telle ou telle époque, qui avait fait construire de merveilleux monuments, encore plus somptueux que le temple de Karnak, de Louxor. Maria l'encourageait sans cesse à laisser libre court à son imagination. Elle disait que les rêves ne se réalisaient pas toujours mais qu'ils étaient très importants. A cette époque, Sarah n'avait pas vraiment saisi les dires de sa gouvernante, mais maintenant elle comprenait.

Les explications de Sarah tout au long de la route leur donna l'impression d'arriver en un clin d'œil au plateau de Gizeh. Il faut dire que ce site se trouve non loin de la ville du Caire. Arrivés à destination, ils purent admirer les lieux. Le Colonel et le sergent restèrent sans voix. Ils n'avaient jamais vu spectacle aussi beau. Malgré sa connaissance du site, Sarah était à chaque fois admirative devant le travail accompli par les Egyptiens. Détachant son regard du paysage elle remarqua l'expression de ses compagnons.

- C'est magnifique, n'est-ce pas ?
- Oui professeur, dit Thomas.

Devant eux, majestueusement, s'étendaient les trois pyramides : celle de Chéops (ou Khoufou), Ptah (ou Khaefré) et Mykérinos ( ou Menkaoure) disposées en diagonale de façon à ce qu'aucune ne cache le soleil aux deux autres. Et à 350 mètres de la pyramide de Chéops, le grand Sphinx gardait les lieux.

- Saviez-vous que Gizeh est le nom moderne donné à la grande nécropole du Caire et s'étend sur 2000 m² environ.
- 2000 m² !!
- Oui, Colonel. Mais je dirai que ce n'est pas le plus impressionnant. Imaginez que la pyramide de Chéops, la plus grande des trois mesurait à l'origine 146 mètres de haut. Aujourd'hui, elle n'atteint plus que 137 mètres. Sa construction a nécessité deux millions de blocs de calcaire pesant chacun environ 2.5 tonnes et des milliers d'ouvriers. Un peu plus loin, la pyramide de Ptah est la seule à avoir garder son revêtement à son sommet.
- Elle est aussi haute que la pyramide de Chéops
- Et bien non, Colonel. Elle est plus petite. Mais étant construite sur un niveau plus élevé, on a l'impression qu'elle est aussi grande et c'est donc pour cela que son sommet est à la même hauteur que celui de celle de Chéops.
- Ah d'accord.
- Pour finir, la plus petite des trois, celle de Mykérinos, mesure seulement 66 mètres de haut et comme vous pouvez le voir, elle a entièrement perdu son revêtement de granit.
- Avons-nous connaissance du nombre d'années …..
- Oui, sergent Thomas. Il a fallu 20 ans pour construire la grande pyramide de Chéops.
- Incroyable !! Mais comment ont-ils fait pour ériger de tels monuments ?
- Et bien justement, le problème c'est que nous ne savons pas comment les Egyptiens ont fait pour construire les pyramides. Nous n'avons jamais trouvé d'écrits nous expliquant leur façon de procéder. Seules des hypothèses ont été émises. Il semble même que de nos jours, avec toutes les technologies que nous possédons, nous serions dans l'incapacité d'en faire autant.
- C'est stupéfiant !!!
- Cela reste toujours un grand mystère que nous ne serons pas prêts de percer. Bien, je pense qu'il est grand temps, maintenant, de rejoindre le professeur Johnson.
- Vous avec raison, professeur. Allons vers le Sphinx.


Le soldat remit le contact et ils se dirigèrent vers le grand lion, gardien des tombeaux. Le Grand Sphinx de Gizeh avec son corps de lion et sa tête humaine s'imposa à eux. Représentation de la puissance du dieu solaire et incarnation du pouvoir royal, le Sphinx, sculpture de pierre la plus ancienne, a eu plusieurs noms tels que "Horus de l'horizon" et "Horus de la nécropole". Effigie du pharaon Ptah, le Sphinx a été sculpté dans un affleurement calcaire naturel et mesure 19.8 mètres de hauteur et 73.2 mètres de longueur. Aux abords du camp, un soldat arrêta la voiture. Reconnaissant son supérieur, celui-ci le salua aussitôt.


Le Colonel et le sergent firent de même. Après être descendu de voiture, le contremaître des fouilles vint à leur rencontre. Homme de petite taille, portant une longue tunique blanche et un turban, Salim avait un visage avenant.


- Professeur Carmichael, ravi de vous revoir
- Moi aussi Salim. Laissez-moi vous présenter le Colonel Orlando et le Sergent Thomas qui seront chargés de notre sécurité.

En un bref mouvement de tête, ils se saluèrent. Faisant signe à deux ouvriers, Salim leur ordonna de prendre les affaires des nouveaux arrivants.

- Alifa va vous conduire à vos quartiers. Pendant ce temps, je vais prévenir le professeur Johnson et le Capitaine Wyatt de votre arrivée.

Sur ce, le petit homme les laissa. Le professeur Michael Johnson ne tarda pas à les rejoindre. En voyant Sarah celui-ci la prit tendrement dans ses bras.

- Que c'est bon de te revoir !! s'exclama-t-il
- Maintenant que je te vois, je me rends compte que tu m'as manqué Mick dit Sarah
- Je suis bien content que tu ais accepté de venir me donner un coup de main.
- Tu sais, j'ai beaucoup hésité à cause de Philippe. Mais je ne regrette pas d'être là répondit-elle en entrant sous la tente principale du camp.


Le Colonel Orlando et le sergent Thomas avaient assisté aux retrouvailles sans dire un mot. Ainsi, ils eurent le loisir d'observer le drôle de personnage qu'était le professeur Johnson. C'était un homme assez fort, de petite taille, portant une barbiche blanche et de petites lunettes. Il avait la manie de parler avec les mains en faisant de grands gestes, ce qui le rendait encore plus comique. Sarah réalisa soudain qu'elle manquait à tous ses devoirs. Elle y remédia aussitôt en faisant les présentations. Ceci fait, et l'heure du dîner approchant, Michael les invita à se restaurer. Ils acceptèrent avec empressement car ils mourraient de faim. Le Capitaine Wyatt arriva tardivement car il avait dû régler un problème non loin du camp. Le Colonel lui proposa de partager le dîner avec eux comme cela il pourrait l'informer des derniers événements. Ce ne fut pas possible car Mick, toujours très volubile, avait 1000 choses à raconter. Toute fois le repas fut très agréable. Malheureusement, ils étaient très fatigués et se retirèrent assez rapidement dans leurs quartiers. Cependant Sarah ne voulait pas se coucher sans avoir entendu son fils et demanda à Mick le téléphone satellite. Pendant ce temps, le colonel Orlando avait enfin pu s'entretenir au calme avec son second. Maintenant Jonathan, allongé sur son lit, se demandait qui était ce Philippe qui avait une aussi grande importance pour le professeur Carmichael et c'est sur ces pensées qu'il s'endormit.
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 20:57

Chapitre 7 :

Le lendemain matin, le Colonel Orlando passa devant la tente du professeur Carmichael. Il s'apprêtait à continuer son chemin quand, avec le soleil levant, il vit une silhouette se dessiner à l'intérieur. Esquissant un léger sourire, il resta là à l'observer. Son corps svelte se mouvait avec grâce, exécutant une danse sur la toile de la tente. Elle leva les bras pour se natter les cheveux offrant une vision encore plus délicieuse au Colonel. Celui-ci appréciait le spectacle. La bouche ouverte, il n'en perdait pas une miette. Subitement, elle passa la tête hors de la tente.

- Colonel ? Que faites-vous là ?
- Heu….Je venais vous chercher ….. pour prendre le petit déjeuner.
- Oh comme c'est aimable. Une minute, j'arrive.

Jonathan la suivit et souriait. Il revoyait l'ombre du corps de Sarah danser sous ses yeux. Elle était si sexy. Cela faisait bien longtemps qu'une femme ne l'avait attiré autant. Elle était si belle lorsqu'elle souriait et ses yeux qui le fascinaient tant. Il ne savait plus comment faire, tout son être la désirait. Il aurait aimé la prendre dans ses bras et lui dire tout ce qu'elle éveillait en lui. Mais il ne pouvait pas, il était en mission. Il devait oublier, garder tout cela pour lui. Cependant c'était plus facile à dire qu'à faire.

Sarah avait bien remarqué que le Colonel agissait étrangement. Que lui arrivait-il ?? On aurait dit que tout d'un coup, il se sentait gêné. Hier, il n'était pas du tout comme cela. Aujourd'hui, il était presque timide. Lorsqu'elle avait senti une présence devant sa tente, ce qui lui avait fait mettre le nez dehors, elle fut très surprise de le trouver là. Elle avait failli lui dire : "Vous prenez votre rôle de garde du corps vraiment très au sérieux !". Mais elle devait bien admettre qu'elle en était flattée …. Elle n'y pensa plus et se concentra sur son petit déjeuner.

Lorsque le Colonel Orlando s'était réveillé ce matin, il s'était imaginé qu'il passerait en revue le détachement du Capitaine Wyatt. Mais au lieu de ça, il se retrouva sous la tente avec le professeur Carmichael et Johnson. En effet, Sarah lui avait proposé de se joindre à eux pour participer aux recherches. Il avait accepté avec plaisir trouvant ces découvertes instructives. Dans le fond, ça n'était qu'une partie de la vérité. Il allait surtout avoir la chance de passer plus de temps avec elle et puis, après tout, il était chargé de sa sécurité. Il dut cependant subir les élucubrations et discussions animées des deux archéologues. Mais en réfléchissant bien, il put admirer le professeur Carmichael que l'enthousiasme de ces découvertes rendait encore plus belle. Il remarqua aussi qu'une légère lueur brillait dans ses yeux bleus, la montrant encore plus passionnée qu'il ne l'aurait cru et drôlement craquante. Sentant le regard insistant du colonel, Sarah eut du mal à se concentrer autant qu'elle l'aurait voulu. Elle essaya, mais en vain, d'en faire abstraction, ce qui ne fut pas si facile. S'étant enfin mis d'accord sur le point où ils concentreraient leur recherche, Sarah et Michael annoncèrent qu'ils avaient fini pour la matinée. Après le déjeuner, le camp se plongea dans un long silence qui dura deux heures environ, obligatoire vu la température.



Sarah commençant à s'ennuyer décida d'aller se promener vers le Sphinx. Elle arriva vers la patte avant gauche du Lion. Maintenant, face à la réalité, devant la tente de toile qui protégeait l'ouverture, elle avait une irrésistible envie d'explorer les lieux. Elle savait que si elle osait s'y aventurer seule, Michael ne serait pas très content. Elle avait appris par Salim que Mick avait interdit à quiconque de descendre seul dans le passage. Il devait être obligatoirement accompagné. Elle comprenait parfaitement pourquoi il avait décidé d'instaurer cette règle. En fait, il se sentait coupable de la mort de Jason. Pourtant elle lui avait dit maintes et maintes fois que ce n'était pas de sa faute. Elle s'attarda quelques instants et contourna la patte pour s'arrêter devant une stèle : pierre gravée racontant le songe qu'avait fait Thoutmosis IV lorsqu'il était encore prince. Celui-ci rêva qu'il s'était arrêté pour se reposer à l'ombre du Sphinx au cours d'une expédition de chasse dans le désert et que le grand lion lui parla. Il lui apprit qu'il deviendrait roi s'il le dégageait du sable qui le recouvrait presque entièrement. Lorsque Thoutmosis IV devint pharaon, il le désensabla et érigea une stèle racontant son rêve. Puis une petite chapelle près du Sphinx fut construite pour vénérer ce dieu solaire. Elle en était là, lorsque des voix se firent entendre.


- Voyons, professeur. Ne vous inquiétez pas, le professeur Carmichael ne doit pas être loin. Vous ne croyez tout de même pas qu'elle va se volatiliser comme ça dit le Colonel Orlando.
- Vous ne la connaissez pas. Elle est tout à fait capable de descendre toute seule dans le passage.
- Il est vrai que je ne la connais pas aussi bien que vous, mais …
- Je préférais vous attendre pour m'aventurer dans l'antre du lion dit l'intéressée en sortant de sa cachette.
- Ah Sarah ! Je croyais que …
- Oui, Mick. Pour me faire engueuler après, non merci.
- Bien, puisque tout le monde est là, nous pouvons y aller professeur Johnson.


Michael passa sous la tente suivi de près par Sarah, Orlando et Thomas. Devant assurer la sécurité de deux personnes, Orlando avait ordonné au sergent de les accompagner. Maintenant, sous la toile, ils descendirent par une échelle dans un passage creusé près de la patte de l'animal. Ils se retrouvèrent dans une pièce qui ressemblait à un lieu de culte. Jusque là, Michael savait ce qu'il devait faire. C'était la seule salle qu'il avait pu étudier avec Jason. Juste avant que celui-ci ne meurt. La pièce était bien éclairée. Rien ne pouvait échapper à leurs regards. Sarah fit un tour d'horizon. Rien sur les murs n'indiquait que cette salle était utilisée auparavant. Il n'y avait rien d'autre à part cet autel. Aucuns symboles, aucuns dessins. Michael s'approcha de la table. C'est seulement à ce moment là, que Sarah vit les gravures de la pierre. Il y avait plusieurs dessins, une pyramide, un scarabée, un sphinx, des poissons et tout plein d'autres qu'elle n'eut pas le temps d'identifier car le professeur Johnson actionna un mécanisme en appuyant sur deux symboles : la petite pyramide et le sphinx. Un grondement se fit entendre. L'autel bougea, laissant place à des marches qui s'enfonçaient au cœur de la Terre.


A ce moment, Sarah se souvint des mois et années qu'avaient passé Jason et Michael à déchiffrer le vieux rouleau de papyrus trouvé dans les caves du musée du Caire. Celui-ci était certes altéré mais ils avaient pu, avec lui, étayer les dires d'Edgar Cayce. Homme du 19ème siècle, Edgar Cayce grâce à ses perceptions psychiques pouvaient fournir des renseignements dans presque tous les domaines imaginables. C'est ainsi qu'il avait déclaré dans une des ses lectures qu'il existait un passage secret sous le Sphinx conduisant aux anales de l'Atlantide. Elle s'en souvenait parfaitement. Après avoir descendu les escaliers, ils arrivèrent à une petite entrée. Mick y pénétra.
Une inscrïption au-dessus de cette porte intrigua Sarah. Elle s'arrêta. Le Colonel Orlando ne l'ayant pas remarquée la bouscula. Elle faillit tomber mais il la rattrapa juste à temps. Le seul contact de ses mains sur ses épaules, la fit tressaillir.


- Désolé, professeur, décidément …
- Ce n'est rien, puisque je suis encore debout ! Michael, attends, dit-elle au professeur qui s'éloignait.


Il revint sur ses pas. Sarah sortit de son sac une petite lampe de poche, éclaira l'inscrïption et lut à haute voix : " Ici, repose : L'ancêtre de l'Elue et gardienne du savoir".

- Que c'est étrange ! s'exclama Sarah. Je n'en comprends pas le sens
- C'est exactement ce j'ai dit à Salim, l'autre jour.


Sur ce, ils reprirent leur marche. Sarah remarqua que le plafond avait été renforcé par des poutres. Elle comprit aussitôt que c'était ici que son mari avait péri. Une plainte lui échappa. Elle sentait son cœur se serrer. D'un geste instinctif, elle posa sa main sur sa poitrine. Ses vêtements l'étouffaient et, machinalement, elle tira dessus. La douleur devenant de plus en plus insupportable, elle s'écroula à terre. Aussitôt, le Colonel vint vers elle.

- Professeur, qu'avez-vous ? Professeur, répondez-moi dit-il inquiet.

Michael l'ayant entendu se retourna.

- Sarah !

Il se pencha vers son amie et collègue. Il l'a prit dans ses bras.

- Je suis désolé Sarah. Je n'aurai jamais du te demander de venir.


Il l'aida à se relever, poussa le Colonel et le soldat qui bouchaient le passage. Jonathan regardait la scène sans comprendre ce qui arrivait au professeur. Michael et Sarah se trouvaient maintenant au-dehors. L'air lui fit du bien et elle put se rendre à sa tente, accompagnée de Mick.


- Merci Mick. Cela va mieux maintenant.
- Vraiment Sarah, je n'aurai pas du te faire venir.
- Non, tu as bien fait. Cela fait 5 ans. Il fallait bien qu'un jour ou l'autre, je le fasse.
- Tu es sure ? Je peux faire venir quelqu'un d'autre.
- Non, non. C'est bon. Je vais me reposer, on verra cela demain.


Mick embrassa Sarah sur la joue et la laissa seule. Pendant que le professeur Johnson s'occupait de son amie, le Colonel Orlando, au dehors, faisait les 100 pas. Il était vraiment inquiet. Qu'est ce qui avait pu mettre le professeur Carmichael dans cet état ? Il était impatient de voir Johnson pour avoir de ses nouvelles. Dès qu'il apparut, il l'intercepta :


- Comment va-t-elle ?
- Mieux
- Que lui est-il arrivé ?
- Un flot d'émotions l'a submergée.
- Je veux bien croire que cela soit excitant pour un archéologue de trouver une tombe jamais visitée, mais à ce point !!
- Vous n'êtes pas au courant, Colonel Orlando ?
- Au courant de quoi, professeur Johnson ?

Mick entraîna les deux officiers un peu à l'écart et leur expliqua la situation. Jonathan sut aussitôt ce qu'elle pouvait ressentir. Sentant la morosité le gagner, il se retira dans ses quartiers. A peine étendu sur son lit, les images affluèrent devant lui : Un soldat l'air attristé, des tombes, des noms familiers. Il se souvint du soldat qui lui avait annoncé la mauvaise nouvelle. Jonathan, à l'époque, revenait de mission et était fatigué. Il venait de se coucher lorsqu'il était apparu. Quelques secondes après, sa vie tout entière avait été anéantie. Sa femme et sa petite fille de 10 ans étaient mortes dans un accident de voiture. Du jour au lendemain, il s'était retrouvé seul sans plus personne à cajoler. Il se revit devant leurs tombes. C'était leurs enterrements. Un vent glacial fouettait son visage. Les larmes qui perlaient sur ses joues se mêlaient aux trombes d'eau du ciel. Le temps aussi était triste, chagriné. Le Colonel s'était alors jeté à corps perdu dans son travail, enchaînant mission sur mission. Pour lui, la vie ne valait plus la peine d'être vécue.


Heureusement, bien soutenu par ses collègues et amis, il avait pu remonter la pente. Il chassa ces sombres images qui ravivaient sa tristesse et se concentra sur sa nouvelle mission. L'Egypte était en état d'urgence depuis 1984, il comprenait parfaitement pourquoi le Directeur de l'AIA avait demandé une protection pour ses archéologues. Mais lors de l'entretien avec Harrisson, il s'était rendu compte que celui-ci tenait énormément au professeur Carmichael. Il ne savait pas quel genre de relations ils entretenaient, mais en tous cas ils étaient assez proches l'un de l'autre.

Il en était persuadé. Cette pensée le fit quand même sourire intérieurement. Il se dit : " Mon pauvre Jonathan, hier tu t'interrogeais sur un certain Philippe, aujourd'hui c'est sur le Directeur, il faut que tu te calmes..!
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 20:58

Chapitre 8:

De nouveau sous le sphinx, les deux soldats et le professeur Johnson suivaient les moindres gestes de Sarah. Jusque là, elle allait bien. Après avoir passé les escaliers, ils s'arrêtèrent devant le passage. En regardant l'inscrïption gravée, Sarah sortit un petit carnet de la poche de son pantalon blanc et y recopia les glyphes de ce message. En dessous, elle y transcrit la signification. Michael se retourna vers elle et l'interrogea du regard. Elle réfléchit une fraction de seconde puis signifia d'un hochement de tête que c'était bon. Le professeur Johnson ouvrit alors la marche. Les deux militaires suivirent de près l'archéologue. Sarah, quant à elle, prit tout son temps. Elle inspecta les murs, regarda les fresques, apprécia l'architecture égyptienne. Elle était toujours aussi émerveillée devant le savoir-faire de ce peuple. Ces nuances de couleurs flattaient les yeux et rendaient les lieux magiques. Pendant ce temps, les autres étaient arrivés au bout du couloir devant la porte du tombeau. Trouvant le professeur Carmichael bien silencieuse, le colonel se retourna. Il n'y avait personne. S'inquiétant pour elle, il revint sur ses pas. Il la trouva un peu plus loin dans le chemin admirant les dessins.

- Professeur Carmichael, tout va bien ?
- Oui, Colonel dit-elle en se retournant vers lui
- Vous êtes sure ? dit-il en s'approchant plus près d'elle
- Oui, oui. Je regardais seulement les fresques.
- Vous venez alors. Le professeur Johnson nous attend.


Sur ce, elle suivit Orlando. Sarah et Jonathan arrivèrent à l'entrée de la tombe. Le Colonel Orlando s'effaça pour laisser passer le professeur Carmichael. Celle-ci pénétra dans la pièce. Plusieurs lampes installées dans les quatre coins de la salle offraient la luminosité nécessaire pour l'étude de la tombe. Michael, penché sur le couvercle du lit mortuaire, essayait d'y déchiffrer les hiéroglyphes. Les Egyptiens considéraient les cercueils comme un moyen de protéger l'enveloppe charnelle, support physique de la partie spirituelle de l'être. Au nouvel empire, ils s'étaient dédoublés : un placé directement sur le corps représentait le défunt sous ses traits de vivant. Alors que l'autre, protégeant le second, avait l'aspect de la momie. En inspectant la tombe, Sarah remarqua qu'il y avait divers objets issus du quotidien, tels que des vases cosmétiques arborant des couleurs rares comme le jaune, couleur solaire. Il y avait aussi des meubles, de la nourriture, des peignes, des bijoux, tout plein de choses qui seraient utiles au défunt dans l'autre monde. Près du cercueil, une petite statue permettant de conserver une image tangible de l'individu s'y trouvait, mais personne n'y prêta attention. Sur les murs, on y lisait des textes mortuaires, des extraits du livre des morts. Sarah s'attarda sur une fresque qui retraçait la vie de la défunte avec sa famille.



A ce moment là, Jonathan s'approcha du professeur Carmichael. Elle lui expliqua :
- Comme vous pouvez le voir les Egyptiens n'utilisaient pas la perspective. Le premier plan se trouve en bas du panneau tandis que le dernier est tout en haut. De plus, les dimensions relatives d'un objet ne sont pas modifiées. Ainsi, un objet qui se trouve tout près de l'observateur sera représenté avec les mêmes dimensions que le même objet très éloigné. Dans toute peinture égyptienne, les hommes sont en principe représentés de profil, alors que leurs épaules et leurs mains sont de face. La taille des personnages dépend de leur importance, ainsi un dieu, un pharaon ou le défunt sera toujours représenté plus grand que le reste de la fresque.
- Ah ! Oui c'est curieux je n'avais jamais remarqué ces détails.

Le pan du mur qu'admiraient Sarah et Orlando, représentait une femme serrant son enfant dans ses bras. Ils ne pouvaient distinguer les traits de la défunte, le mur s'étant effrité à cet endroit. Pour les Egyptiens, le pouvoir de l'image était très fort : Une chose, un être dessiné étaient vivants. Alors lorsqu'on abîmait un de ces dessins, cela enlevait à la représentation de la chose le fait d'exister. Mais ce qui gênait Sarah, c'était cette démonstration d'affection. Jamais on ne voyait de telle scène. Elle avait l'impression que cette femme avait du se séparer de son enfant pour une raison inconnue. Elle en était persuadée. Par la suite, Sarah admira le plafond. Celui-ci était recouvert d'une multitude d'étoiles représentant les points brillants du ciel qui étaient considérés comme des entités lumineuses, les akhou, que l'esprit du défunt devait rejoindre. Le Colonel Orlando et son équipier étaient émerveillés par la beauté des lieux. Sarah détacha son regard du plafond :


- C'est magnifique, n'est-ce pas, Colonel ?
- Oui, tout à fait, professeur. Vous avez trouvé quelque chose d'intéressant professeur Johnson dit-il en le voyant épousseter le couvercle du sarcophage.
- Rien de nouveau. Seulement le nom du mort et cette phrase énigmatique : "Ici repose Sashara, l'ancêtre de l'élue et gardienne du savoir" déchiffra-t-il.
- Le début ne signifie rien pour moi. Cependant, "gardienne du savoir" nous indique bien que nous approchons du but.
- Les archives de l'Atlantide !! s'exclama Michael.


Ils en étaient là de leur conversation lorsqu'un pan du mur s'effondra, laissant apparaître une petite cavité. Effrayé et surpris, le sergent Thomas se rapprocha de ses camarades. Tous regardèrent, maintenant, le passage qui venait de s'ouvrir. Ils s'en approchèrent avec précaution et découvrirent un coffret à bijoux. Divers dessins étaient représentés. On pouvait distinguer le nénuphar symbolisant le réceptacle d'où jaillissait l'enfant solaire, chaque matin. La corolle du lotus blanc s'épanouissant pendant la nuit, tandis que le lotus bleu apparaissait sur les eaux durant la journée. Son parfum suave était une allusion à l'acte sexuel. Quant aux grappes de raisin, elles étaient également une métaphore de la renaissance, la vigne étant associée à Osiris.


- Sergent que s'est-il passé ?
- J'admirais les fresques mon colonel. J'ai passé la main dessus lorsque j'ai senti quelque chose s'enfoncer dans le mur. Je suis navré, je n'aurai peut-être pas du …….
- Ne le soyez pas, Sergent, l'interrompit Sarah en tendant la main vers le couvercle
- Sarah, tu devrais faire attention. C'est peut-être piégé.
- Oui, tu as sûrement raison Mick. Mais si on veut découvrir les trésors de l'Atlantide, il faut bien examiner tout ce que l'on trouve dit-elle en le suppliant du regard.
- Bon d'accord Sarah. Mais vas-y doucement.


Sarah souleva donc le couvercle. Un déclic se fit entendre. Des fléchettes sortirent de petits trous, volant à travers la salle. Thomas tira le professeur Johnson en dehors de la pièce, tandis que Jonathan fondit sur Sarah. Le bruit des flèches fendant l'air cessa. Pour plus de précautions ils attendirent un peu, ce qui ne déplut pas au Colonel Orlando. Thomas et Mick réapparurent sur le seuil de la porte. Allongés sur le sol, Jonathan la serrait toujours. Cela faisait bien longtemps que Sarah ne s'était retrouvée ainsi dans les bras d'un homme. Troublée par le contact du corps du colonel et des effluves de son after-shave qui lui titillaient les narines, elle eut une folle envie de l'embrasser. Mais à cet instant là, le visage de Jason s'imposa à elle. Culpabilisant d'avoir eu cette pensée, elle dit :


- Voulez-vous me lâcher Colonel, vous m'étouffez
- Oh, je suis désolé dit-il en desserrant son étreinte


Il se releva et lui tendit la main pour l'aider. Elle l'ignora et se leva, toute seule, comme une grande. Elle se frotta les mains pour enlever la poussière. Elle se dirigea aussitôt vers le coffret. Le Colonel attendait un petit mot de remerciement de la part du professeur, mais elle n'en fit rien.


Alors, il dit :
- Je vous remercie beaucoup, Colonel de m'avoir sauvé la vie
- Oh non, ce n'est rien professeur Carmichael, c'était un plaisir.


Sarah ne l'avait pas entendu ou feint de ne pas l'entendre. Elle était de nouveau devant ce coffret rempli de bijoux. Aussitôt elle remarqua un magnifique bracelet d'or représentant le scarabée sacré égyptien qui d'après eux, était né de la petite boule de crottin qu'il poussait devant lui. C'est donc pour cette raison qu'ils voyaient en lui le symbole d'un dieu qui s'était créé d'abord lui-même, puis avait engendré le monde à l'image du disque solaire. Le scarabée était souvent représenté sous forme d'amulette ou d'objet protecteur. Sarah eut envie de le porter et avança sa main dans sa direction. Michael, le Colonel lui conseillèrent de ne plus rien toucher.



Elle les comprenait parfaitement, il y avait probablement un autre piège placé quelque part pour protéger ces bijoux de valeurs. Elle aurait voulu pouvoir les écouter, suivre leur conseil, mais une force irrésistible l'attirait vers lui. Elle devait absolument le toucher, le porter.

- Je voudrais bien, mais je ne peux pas, leur répondit-elle

Michael et Jonathan échangèrent un regard. Que voulait-elle dire ? Elle était comme hypnotisée, envoûtée. Elle ne voyait que le bracelet. Tous ce qu'il y avait autour d'elle, n'existait plus. Elle prit délicatement le bijou et le plaça sur son poignet gauche.


- Ce n'est pas prudent Sarah, dit Mick pour la énième fois

Mais elle ne l'entendait plus. Le bracelet, au contact de la peau de Sarah, se referma aussitôt. A cet instant, l'effet hypnotique s'estompa. Le bijou s'illumina, l'encerclant dans un rayon jaune pur. Effrayée, elle cria.


- Enlevez-le
- Je ne peux pas, colonel dit-elle en tirant sur le bijou.
- Laissez moi faire.


Il s'approcha d'elle mais à peine eut-il tendu la main vers le bracelet qu'il fut propulsé avec violence contre la paroi.


- Bon, faut croire qu'il vous aime beaucoup trop pour vous quitter dit-il en se relevant difficilement
- Oui dit-elle en se forçant à rire.
- Ça va, rien de cassé, mon colonel ?

Le militaire lui fit signe que non.
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 20:59

Chapitre 9 :

Le professeur Johnson s'approcha avec précaution de sa collègue et observa le bracelet. Bien sûr, il évita de faire le moindre geste dans sa direction. Il ne voulait pas finir comme Jonathan.

- C'est tout de même bizarre que l'on ne puisse pas l'ouvrir.
- Oui Mick, dit-elle en passant la main droite sur le scarabée.

A la seconde même, un flash provenant du sarcophage les aveugla. Aussi soudainement qu'il était apparu, il disparut. Avant de pouvoir distinguer quelque chose, ils durent se réhabituer à la clarté ambiante. Ceci fait, Michael et Sarah s'avancèrent de nouveau vers lui.


- Bon sang, que s'est-il passé ?
- Je n'en sais rien, Mick. J'ai été aussi surprise que toi.
- Sarah, regardes dit Michael en montrant du doigt le cercueil.
- Quoi ?


Celui-ci représentait la défunte, les mains croisées sur sa poitrine. Cependant, Michael venait de remarquer un détail qui n'y était pas auparavant.


- La main gauche n'est pas au même niveau que celle de droite. Elle a l'air enfoncé, comme si quelqu'un avait appuyé dessus. Tout à l'heure, ceci n'y était pas dit Mick
- Tu en es sur ?
- A 100% Sarah
- Et si on appuyait dessus ?
- Non professeur, dit le Colonel. Il se peut que cela soit un piège, comme pour le coffret à bijoux.

Elle le regarda droit dans les yeux. Elle vit qu'il était très sérieux et pensait vraiment ce qu'il disait.


- Je vous suis reconnaissante de veiller à ma sécurité, Colonel, mais je vous fais remarquer qu'à chaque fois, nous avons découvert quelque chose. De plus, je sens que c'est une des clés de cette énigme et encore une fois, je suis irrésistiblement attirée. Le seul moyen de m'empêcher de le faire serait de m'attacher.

Sur ce, elle se retourna. Le colonel ne broncha pas. Cependant, il aurait préféré qu'elle l'écoute. Il ne comprenait pas comment elle pouvait être subjuguée à ce point là. C'était insensé.



Lorsqu'elle posa la main à l'emplacement prévu, le bracelet et les yeux de la défunte s'illuminèrent légèrement. Un grondement se fit entendre. Le sarcophage se mit à trembler. Sarah retira aussitôt sa main. Le socle du cercueil se déplaça sur le côté, soulevant la poussière qui s'était accumulée au fil du temps, ce qui fit éternuer le professeur Johnson. Un passage secret était apparu. Michael et Sarah échangèrent un regard. Johnson se dirigea aussitôt vers l'ouverture suivi de près par Thomas. Avant de rejoindre son confrère, Sarah se retourna vers le colonel et lui sourit d'un air satisfait. Après avoir franchis les escaliers, ils arrivèrent à un embranchement. Ils prirent à droite. Le Colonel allait ouvrir la marche quand il se ravisa. Il avait toujours été galant, alors pourquoi déroger à la règle.

- Je suppose que "Madame" veut ouvrir la marche
- Oui, pourquoi pas ?

Le Colonel Orlando avait insisté sur le "Madame", ce qui n'avait pas échappé à Sarah. Il voulait se venger de la mauvaise attitude qu'elle avait eue envers lui. A peine, avait-elle prononcé ses mots qu'elle l'avait regretté. Mais ce n'était pas elle qui les avait prononcés. Elle n'avait plus le contrôle d'elle-même. C'était le bracelet qui lui faisait faire et dire des choses qu'elle ne voulait pas. Comment pouvait-elle résister ? Le colonel n'y était pour rien. Il était seulement prudent.

Ils avancèrent. Le passage était juste assez haut, pour se tenir debout. L'obscurité régnait.

- Quelqu'un pourrait allumer !! s'exclama le Colonel

Le sergent lui tendit aussitôt une lampe torche. Son rayon puissant éclaira les alentours, laissant paraître la poussière et les toiles d'araignées qui traînaient un peu partout.

- La femme de ménage a vraiment oublié de passer un petit coup de balai par ici


Sarah sourit aux remarques de Jonathan. Ils avançaient toujours dans ce long couloir. Quelques instants après, l'air se fit rare. La marche devint alors difficile. Sarah, toujours en tête de groupe, était heureuse. Elle avait hâte d'arriver au bout de ce tunnel. Quand subitement, elle disparut. Ils l'entendirent seulement crier.


- Professeur !! cria Jonathan
- Je suis là.


En se dirigeant au son de sa voix, ils virent que le professeur Carmichael était tombée dans un trou d'environ 2.50 m de profondeur. Le sergent sortit aussitôt une corde de son sac et la tendit à son supérieur.



Celui-ci s'en empara et la lança à Sarah, tout en lui disant :

- Attachez-vous solidement. Dés que vous êtes prête, vous vous aiderez de vos pieds le long de la paroi et, en même temps, je vous tire.

Sarah prête, elle tira légèrement sur la corde pour en vérifier la solidité. Quand ils commencèrent à l'extirper, elle pria le ciel pour que tout se passe bien. Thomas s'était joint à Orlando et, sans trop de difficultés, ils la hissèrent hors de ce piège. Enfin sortie d'affaire, Sarah soupira. A peine eut-elle posé les pieds sur la terre ferme qu'une légère douleur lui transperça la cheville.

- Tu as mal Sarah ?
- Oui, je crois bien que je me suis foulée la cheville, Michael. Au fait, merci de votre efficacité, moins une j'y passais.
- De rien, mais vous étiez tellement lourde que l'on a du s'y mettre à deux !! dit le Colonel.


Cette remarque détendit l'atmosphère et tous rirent de bon cœur. Sur ce, ils firent demi-tour mais Sarah était trop gênée par sa blessure. D'un commun accord, ils décidèrent de remettre au lendemain l'exploration. Pour éviter que le professeur Carmichael ne souffre trop en marchant, le Colonel Orlando lui proposa de la porter. Il avait craint que le bracelet l'en empêche, ce qui ne fut pas le cas. Il avait l'air de s'être désactivé. Cependant Sarah ne pouvait toujours pas le retirer.
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 20:59

Chapitre 10 :

Sitôt arrivés sous la tente, le Colonel posa Sarah délicatement sur le lit. Il tira la chaise qui se trouvait non loin et s'assit auprès d'elle. Avec précaution, il enleva sa chaussure et examina sa cheville.

- Aïe ! Vous me faîtes mal.
- Je m'en doute car votre cheville est déjà bien enflée

Il appela donc Thomas et lui demanda d'aller chercher le médecin du camp. Il arriva au bout de quelques minutes. Par politesse Orlando laissa Sarah, seule avec le docteur. Il attendait patiemment dehors. Michael voyant qu'il ne pouvait rien faire, décida de retourner près de la tombe. Même si l'exploration était suspendue momentanément, il pouvait quand même étudier ce qui avait déjà été découvert. Le sergent Thomas étant chargé de sa sécurité le suivit. On aurait pu penser que Michael ne se souciait guère de son amie, mais c'était faux. Il était inquiet. Il avait alors demandé à Salim de le tenir au courant de l'état de santé de Sarah. Mick passerait la voir un peu plus tard. Et puis elle était en sécurité avec le Colonel Orlando. Il trouvait cet homme plutôt sympathique et rigolo. Cependant, il avait remarqué la façon dont il regardait Sarah. On voyait bien qu'il s'intéressait à elle. Au début, cela ne lui avait pas trop plu. C'était la femme de son meilleur ami. Mais après réflexion, il s'était rendu compte que cela faisait maintenant cinq ans que Jason était mort. Sarah avait parfaitement le droit de refaire sa vie. Même avec ce militaire, qu'elle avait l'air d'apprécier.

Une demi-heure plus tard, le docteur parti, Jonathan retourna auprès de Sarah.

- Alors cette cheville ? demanda-t-il en s'asseyant
- J'ai une légère entorse, sans rupture de ligaments. Je pourrai reprendre les fouilles dans deux jours.
- J'en suis navré. Je n'aurais jamais dû vous proposer de passer devant
- N'ayez aucun regret. Je vous l'aurais demandé de toute façon.
- Oui, mais ….
- Colonel ! N'insistez pas. De toute façon, je vous ai déjà pardonné.
- Alors dans ce cas, je vais vous laisser dit-il en se levant. Il faut vous reposer
- Colonel, s'il vous plaît, restez encore un peu. Le temps que l'on m'apporte mes médicaments.
- Pas de problèmes, je peux rester dit-il en reprenant place. Alors vous connaissez le professeur Johnson depuis longtemps ?
- Cela fait une dizaine d'années. C'était le meilleur ami de mon époux Jason. Ils ont fait l'université ensemble.
- Votre mari était aussi archéologue ?
- Oui, mais il est mort.
- Je comprends parfaitement ce que vous pouvez ressentir. J'ai moi-même perdu ma femme et ma fille dans un accident de voiture, il y a cinq ans dit-il tristement.
- Oh ! je …


Sarah était consternée pour lui et compatissait. Ils avaient vécu, l'un et l'autre, une expérience douloureuse. Cependant, elle avait eu de la chance. Son fils était toujours vivant. Il avait été sa bouée de sauvetage. Sans lui, elle se serait laisser aller. En y réfléchissant bien, elle trouvait quand même bizarre que deux personnes, comme le colonel et elle, ayant subi la perte d'un être cher, se retrouvent en Egypte, ensemble. C'était peut être un signe du destin ? Ou bien c'était lui qui les avait réunis. Peut-être devait-elle tenter sa chance ? Elle trouvait ses pensées ridicules, mais elle ne pouvait les empêcher.

Pendant deux jours Sarah ne put bouger. Chaque jour elle aidait Michael comme elle le pouvait. Sous la tente ou ils avaient installé le matériel d'étude, elle examinait les objets que Johnson avait sortis de la tombe. Il avait aussi pris plusieurs photos de la pièce et elle essayait de déchiffrait les hiéroglyphes. De temps en temps, le colonel faisait une petite apparition pour lui apporter un café, un gâteau. Il était charmant et attentionné envers elle. Elle appréciait beaucoup et n'allait pas s'en plaindre. Un jour, en passant par là, Jonathan remarqua un papyrus et demanda à Sarah ce que ce dessin représentait. Pour lui, ce n'était qu'une simple balance sur laquelle on pesait le cœur d'un être humain et une plume. Ce schéma lui paraissait stupide, le cœur étant forcément plus lourd qu'une plume ! Le professeur Carmichael lui avait alors expliqué que dans l'au-delà, le mort était amené par Thot, dieu babouin, dans la salle des deux Un, ou siège le souverain Osiris. Le défunt devait prouver qu'il était digne de continuer son voyage dans l'au-delà. Son cœur devait alors se révéler de même poids que la très symbolique plume d'autruche de Un Un, déesse représentant l'équilibre et l'harmonie de l'univers. Si les deux plateaux de la balance ne s'équilibraient pas, "l'avaleuse", monstre à denture de crocodile, engloutissait le mort. Le résultat de la pesée était enregistré par le divin scribe, Thot. Orlando en avait donc conclu que c'était comme dans la religion chrétienne. Les hommes bons se rendaient au paradis et les mauvais filaient tout droit en enfer.
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 20:59

Chapitre 11 :

Tellement absorbée par le travail, Sarah ne vit pas passer le temps. Ces quelques jours de repos avaient permis à sa cheville de guérir. Maintenant elle pouvait marcher en faisant toutefois attention. Le matin même, ils reprirent leur exploration. Ils se retrouvèrent à l'embranchement, après avoir pris les escaliers du tombeau. Au lieu de prendre à droite comme la dernière fois, ils se dirigèrent vers la gauche. Après quelques instants de marche, ils arrivèrent devant d'immenses portes en or. Celles-ci étaient de pures merveilles d'orfèvrerie. Sur chaque battant, le Dieu Thot y était représenté sous sa forme humaine à tête d'Ibis. Le regard des explorateurs fut aussitôt attiré par les joyaux ornant les yeux du dieu : des Lapis-Lazuli. Après leur contemplation, ils s'approchèrent des portes. Elles étaient entièrement en or et donc très lourdes. Il devait sûrement y avoir un mécanisme pour les ouvrir.

En regardant les alentours, Michael remarqua un dessin sur le mur de gauche : un symbole de main. Il supposa qu'il devait appuyer dessus. C'est ce qu'il fit, mais rien ne se passa. Il réessaya. Toujours rien. Pendant ce temps, Sarah, Jonathan et Thomas s'affairaient près de la porte. Ils inspectaient les moindres coins à la recherche d'un mécanisme quelconque. Mais ils ne trouvèrent rien. Même pas un indice qui pourrait les mettre sur la piste. Désespérée Sarah se retourna vers Michael. Il était planté là, très déçu car il était persuadé que cette main était la clé.

- Je peux savoir ce que tu fais Mick ? dit Sarah en s'approchant.

Comme il ne répondait pas, elle s'approcha et remarqua la main.

- Alors qu'est-ce que tu attends dit-elle en posant sa main gauche sur le dessin.

Mais les portes restèrent closes.

- Tu vois Sarah, toi aussi tu pensais que c'était le mécanisme d'ouverture, mais il faut se rendre à l'évidence, on s'est complètement trompé dit Michael.
- Peut-être pas intervint le Sergent Thomas.

Tout le monde le regarda.

- Que voulez-vous dire par là, Sergent ?
- L'autre jour lorsque le Colonel avait voulu vous ôter le bracelet, il n'avait pas pu. Mais par contre, après votre chute il avait pu vous porter.
- Oui mais ou voulez-vous en venir Sergent ?
- J'y viens mon colonel. Donc le Colonel, vous a prit dans ses bras sans difficulté. Le bracelet ne brillait plus, il était terne. Lors de la chute, il a du se désactiver.
- Se désactiver ?
- Oui, madame.
- Admettons que ce bijou me guidait vers les portes. Pourquoi suis-je tombée dans ce trou ? Pourquoi me suis-je trompée de chemin ?
- Je ne sais pas madame
- Professeur Carmichael, comment avez-vous fait pour que le bracelet s'illumine la première fois ?
- Il me semble que je l'ai touché.

Comprenant ou il voulait en venir, elle passa sa main droite dessus. A cet instant, l'empreinte de la main sur le mur scintilla. Elle plaça alors la main qui portait le bracelet sur le dessin. Aussitôt, les majestueuses portent s'ouvrir. Sarah, sidérée, n'en croyait pas ses yeux. Pourquoi avait-elle réussi là où Michael avait échoué ? Etait-ce à cause du bracelet ? Et pourquoi ne pouvait-elle pas l'enlever ? Tant de questions qui restaient sans réponse.

Lorsqu'ils franchirent le seuil, ils s'arrêtèrent nets, stupéfaits et émerveillés à la fois. En levant la tête vers le plafond, ils se rendirent compte qu'ils se retrouvaient dans une pyramide construite sous terre. Ils firent quelques pas et regardèrent tout autour d'eux. Des centaines de coffres s'offraient à leurs yeux. Ils s'en approchèrent et soulevant un couvercle découvrirent des rouleaux de papyrus.

- Mon dieu, la pyramide des archives des atlantes !! s'exclamèrent en même temps Sarah et Michael.
- Nous l'avons trouvé Michael. Tu te rends compte
- Oui, c'est merveilleux Sarah. Mais j'aurais aimé que …
- Moi aussi dit-elle en prenant Mick dans ses bras.


Des larmes de joie et de tristesse coulèrent sur leurs joues. Aussi bien Sarah que Michael, auraient aimé que Jason soit là pour assister à la découverte du siècle. Il y avait cru dur comme fer mais n'avait pas eu la chance de pouvoir y participer. Après des années et des heures de travail, Michael avait enfin découvert le savoir des atlantes. Maintenant le monde entier saurait ce qui était vraiment arrivé à ce peuple si mystérieux, fascinant. Ils pourraient peut être répondre enfin à toutes les questions que les scientifiques se posaient. Mais Michael ne comprenait pas comment ils avaient pu découvrir aussi facilement la pyramide. Il était certes évident que le cheminement avait été trop simple. Cela cachait quelque chose de sûrement bien plus sombre. Et comment se faisait-il que Sarah ne pouvait pas ôter ce bracelet scarabée ?? Repensant au papyrus trouvé dans le musée, il se souvint des mille questions qu'il s'était posé à son sujet. Pourquoi Jason l'avait-il trouvé ? Cela faisait des années qu'il était rangé dans les caves. Pourquoi personne ne l'avait sorti plus tôt ? Jason et lui-même avaient remarqué qu'il était abîmé. Mais en réalité, en l'examinant de plus près, ils avaient pu constater qu'il avait été volontairement altéré. Que cela pouvait-il bien cacher ?? Quelle raison avait poussé le scribe qui avait rédigé le papyrus à détruire une partie de son œuvre ?




Les deux soldats regardaient la scène sans dire un mot, seulement contents pour les deux professeurs. Folle de bonheur, Sarah sur sa lancée étreignit le Colonel Orlando. Surpris au début, très vite il la serra plus fortement contre lui. Appréciant le moment, Jonathan la relâcha à regret. Elle voulait voir de plus près les coffres, pendant que Michael allait chercher le matériel nécessaire et dire à Salim de prévenir les autorités compétentes. A cet instant, le bracelet s'illumina. Un rayon jaunâtre éclaira le groupe. Ils disparurent laissant la salle vide.
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 21:00

Chapitre 12 :

Tête la première, Sarah atterrit dans le sable. Le Colonel Orlando vint encore une fois à son secours. Cette fois-ci, elle le remercia. Regardant autour d'eux, ils purent constater qu'ils n'étaient plus dans la pyramide des archives. Ils se trouvaient devant celle de Chéops. Comment avaient-ils pu arriver ici ? Par quel moyen ? C'était insensé, personne ne pouvait aller d'un endroit à un autre de cette manière. Cela lui rappelait son rêve et, tellement déconcertée, elle se pinça. "Aie"! et bien non, cette fois, elle ne rêvait pas. Michael regardant les pyramides, fit remarquer qu'elles avaient leurs revêtements de granit. En entendant cela, Sarah lui dit :

- Tiens, c'est précisément ce que tu disais dans le rêve que j'ai fait la nuit précédente.
- Ah ! Madame fait des rêves prémonitoires maintenant dit Jonathan sarcastiquement
- Prémonitoire je ne sais pas, mais étrange sûrement.
- Si ce n'est pas indiscret, peux tu nous le raconter ?
- Voilà : une égyptienne m'est apparue baignant dans un halo du lumière. Je n'arrivais pas à distinguer les traits de son visage mais je savais que je pouvais lui faire confiance. Il émanait d'elle tant d'amour, de sincérité. Je n'avais jamais ressenti ça. C'était si bizarre. Je la revois encore me tendre la main et m'emmener avec elle. En l'espace d'une fraction de seconde, je me suis retrouvée, ici même, devant les trois pyramides de Gizeh. J'ai vu la scène qui vient de se dérouler. J'étais une simple spectatrice. C'était surréaliste, je me voyais faire et dire des choses, sans vraiment que cela soit moi. Et c'est à ce moment là que tu as fait cette remarque Michael. Ensuite, la femme m'a conduite en face du grand Sphinx entre ses pattes. Là, j'ai constaté que le visage du Pharaon Ptah était intact.
- Intact, que voulez-vous dire, professeur ?
- Appelez-moi Sarah, Colonel
- D'accord, si vous m'appelez Jonathan.
- Ok. Pour répondre à votre question, le Pharaon Ptah a toujours son nez. Et si vous observez bien, d'ici, on peut même voir la barbe royale.
- Mais c'est impossible !! Voyons, Sarah. Cela fait des siècles que le visage est abîmé. La destruction du nez du Sphinx serait du à l'effet de l'érosion éolienne combiné avec les exercices de tir au canon effectués à l'époque Mamelouk.
- Et moi qui croyais que c'était Obélix qui l'avait détruit ! s'exclama le Colonel
- Regardes bien dit-elle à Michael, tout en souriant.

N'attendant pas les commentaires du professeur Johnson, elle enchaîna :

- Ensuite, l'Egyptienne m'a dit : " Mon enfant, il est temps que tu traverses les âges pour accomplir ta destinée. Suis bien tous les indices et gardes confiance en ton instinct". Puis elle a disparu aussi soudainement qu'elle est arrivée.
- Vu notre situation actuelle, la phrase "traverses les âges" m'inquiète un peu dit Mick
- Il est certes bien beau votre rêve Sarah, mais cela ne nous explique pas comment on a fait pour se retrouver ici ?
- C'est vrai Jonathan. Tout ce que je me souviens, c'est que l'on était dans la pyramide des archives, lorsque le bracelet s'est éclairé et maintenant, on est devant la pyramide de Chéops.
- Vous ne croyez tout de même pas que c'est ce bracelet qui nous a transportés ?
- Je ne vois aucune autre explication, Sergent répondit Sarah
- Ce maudit Bracelet !!
- C'est une œuvre d'art, Jonathan
- Peut-être mais vous ne pouvez nier que depuis que vous portez ce bijou, il se passe des choses très étranges.
- Le Colonel a raison, Sarah. Apparemment ce scarabée est la clé qui ouvre la porte des archives des atlantes et on dirait bien qu'il permet de faire voyager dans le temps. C'est peut-être de cela que parlait l'Egyptienne de ton rêve.
- Tu plaisantes Michael
- Au point où l'on en est toutes les théories sont bonnes.
- De toute façon ce n'est pas en restant planté là que l'on comprendra mieux. Je propose donc que l'on avance. Sergent, vous fermerez la marche.
- A vos ordres, mon Colonel.

Le Colonel Orlando, passa devant. Ils eurent à peine le temps de faire deux pas qu'ils se volatilisèrent, comme si le bracelet avait compris que les quatre explorateurs recherchaient une explication à ce qui leur arrivait. Il les propulsa dans un monde unique réservé au culte. Atterrissant sans ménagement sur le sol, ils se relevèrent avec peine.

- Dites Sarah, vous ne pouvez pas demander à votre bracelet de nous poser en douceur la prochaine fois dit le colonel

Sarah n'entendit pas Orlando, elle était bien trop absorbée par ses propres douleurs. En levant la tête, elle se retrouva nez à nez avec un monstre. L'entendant crier les trois hommes se précipitèrent vers elle. Le Colonel et le sergent en bons soldats étaient déjà sur le qui-vive.

- Sarah, ça va ?
- Oui, Michael. J'ai simplement eu peur d'une statue dit-elle en montrant du doigt l'objet en question

En regardant de plus près, Michael et Sarah n'en crurent pas leurs yeux et s'exclamèrent : Mon dieu !!

- Quoi, qu'est ce qu'il y a encore ? demanda Jonathan
- Sarah, regardes à ta gauche.



S'exécutant, elle écarquilla les yeux de surprise. Au loin, se dressait le majestueux temple de Louxor, "El Qusur en arabe". Entièrement dédié à Amon, il était considéré comme une dépendance du temple de Karnak. Là, deux obélisques, de 23 m de hauteur et 227 tonnes environ, racontant la vénération de Ramsès II à Amon ainsi que deux énormes statues à l'effigie du Pharaon gardaient l'entrée. Les obélisques "Tekhen en égyptien" étaient synonymes de protection et de défense. Les grandes aiguilles de pierre avaient pour fonction de transpercer les nuées et de disperser les forces négatives qui risquent toujours de s'accumuler, sous forme d'orages visibles ou invisibles au-dessus du temple. Comme pour les peintures, une statue, pour les Egyptiens, est aussi vivante qu'un être humain. Généralement, elles sont sculptées à l'image d'une divinité, d'un roi ou d'un particulier, elle est véritablement l'être incarné. C'est pour cette raison que l'on retrouve souvent le nom et les qualités du personnage représenté, car une statue dépourvue d'inscrïption hiéroglyphique perdait son pouvoir. Exigeant les mêmes soins qu'un être humain, des formules d'offrandes répétant pour l'éternité la liste des produits nécessaires à sa subsistance étaient gravées sur l'effigie.

Pendant la contemplation des quatre aventuriers Sarah dit :
- Et bien ce bracelet nous a permis de se déplacer dans l'Egypte.
- Vous êtes sure ?
- Affirmative Jonathan
- Nous sommes maintenant à Thèbes, "Ouaset" en égyptien qui veut dire la ville. Nous pouvons voir le Temple de Louxor et normalement derrière nous celui de Karnak dit-elle en pivotant dans la direction indiquée.
- Sarah tu as remarqué sur le temple de Louxor ?
- Tu parles de l'obélisque ?
- Oui
- Peut-on savoir de quoi vous parlez professeur ? dit Thomas.
- A notre époque, il n'en reste plus qu'un. Le deuxième orne la place de la Concorde à Paris depuis 1836. C'est grâce à Jean-François Champollion, déchiffreur de la langue hiéroglyphique que les Français ont pu l'acquérir. En 1829, Champollion apprend que les Anglais songent à acheter plusieurs obélisques au maître de l'Egypte, MéMéhémet AliC'est alors que l'Egyptologue entame des négociations pour répondre au vœu émis par Napoléon. Jugeant l'un des obélisques comme un chef-d'œuvre et menacé de destruction, Champollion en propose 300000 francs. C'est un ingénieur Jean-Baptiste Apolinaire Lebas qui est chargé d'assurer le transport du monolithe de Louxor à Paris. Un bateau "le torche" fut construit tout spécialement. Le navire quitte Toulon en avril 1831 et repart d'Egypte en 1833. C'est seulement à la fin décembre que l'obélisque arrivera à Paris par Cherbourg. Mais il faudra attendre le 25 octobre 1836, devant une foule d'au moins 100 000 curieux, pour voir le monolithe dressé.
- Wouah !!!! Il en a fallu du temps.
- Tu oublies une chose Sarah. Le bâtiment est normalement en ruine
- Vraiment, professeur Johnson.
- Cela signifierait donc que nous ne sommes pas à notre époque intervint Thomas.

- Oui et actuellement on se trouve en plein milieu de l'allée de Sphinx qui relie Louxor à Karnak. Celle-ci mesure 3.5 kilomètres et comporte 700 sphinx. On peut remarquer que du coté de Louxor les Sphinx ont une tête humaine et du coté de Karnak, une tête de bélier. Et entre les pattes de chaque Sphinx vous pouvez admirer une figurine de Ramsès II.
- C'est fort intéressant
- Oui, vous avez raison Sergent. J'ai même l'impression d'être en voyage touristique et que vous êtes le guide Sarah, dit Jonathan en souriant
- En quelque sorte, j'ai raté ma vocation répondit Sarah en s'esclaffant.

Michael n'avait pas attendu l'explication de Sarah et se dirigeait vers Karnak. Il s'était arrêté à l'entrée et regardait l'édifice.

- C'est splendide !! dirent Orlando et Thomas en arrivant
- C'est impressionnant ! enchaîna Michael.

L'entrée du temple était marquée par un imposant pylône de 43.50 mètres de hauteur. Enorme complexe de 100 hectares environ, Karnak est la maison du Dieu Amon et dont le seul serviteur est pharaon lui-même. Mais pour effectuer sa tache le roi était aidé de prêtres. Pendant la journée, on lui apportait des offrandes en guise de repas. Le soir, Pharaon refermait les portes. Le site de Karnak se composait de 3 grands ensembles architecturaux : le Temple principal d'Amon, celui de Mout son épouse et de torche Dieu de la guerre.

Pendant que le Colonel parlait au Sergent, Sarah et Michael s'aventurèrent à l'intérieur. Ils inspectèrent les murs, colonnes, hiéroglyphes. Johnson étudiait de près un pan du mur pendant que Sarah s'éloigna de son collègue. Michael repéra aisément un petit texte montrant que le dieu Amon était le maître de Karnak. Cet hommage fait au dieu se retrouve aussi bien sur les murs du temple de Louxor que de Karnak. Il le traduit à voix haute :

Amon Rê maître des trônes des Deux Terres
Dieu grand qui est à la tête de celle qui choisit les places.

Les "les places" sous-entendait Karnak alors que les "Deux Terres" faisaient référence à la Haute et Basse Egypte. Sarah se dirigea au fond d'une salle où de la lumière s'infiltrait. Au centre, une statue représentant le dieu Amon

• Sarah ?
• Quoi ? dit-elle en sursautant. Vous m'avez fait peur, Colonel !
• Excusez-moi, cela n'était pas mon intention.
• Je crois bien que Michael a raison
• A propos de quoi ?
• Que ce temple devrait être en ruine autant que l'autre. Et j'ai bien l'impression, Jonathan, que des cultes sont toujours pratiqués ici. Je ne crois pas que l'on soit à notre époque.
• Pardon, Sarah?
• Oui, regardez bien. Les lampes sont allumées, le bâtiment est correctement entretenu, des offrandes sont posées au pied du dieu Amon.
• Amon qui est-ce ?
• C'est un dieu qui est assimilé au dieu Ré. Le Dieu du soleil. Il était vénéré au cours du nouvel empire, dans toute l'Egypte, par un puissant clergé qui détenait un énorme pouvoir. Il était représenté tantôt sous forme humaine, tantôt d'une tête de bélier.
• Et donc c'est pour vénérer ce dieu que les sphinx ont la même représentation que lui.
• Exactement. Pour reprendre, Amon pouvait donc assumer les fonctions solaires ou incarner la fertilité sans cesse renouvelée, sous la forme de Kamoutef.

Mais au lieu de laisser parler le Colonel, Sarah enchaîna :

- L'autre temple, celui de Louxor que les Egyptiens appelaient "Harem du Sud", servait à l'avènement de la nouvelle année : Un Cette fête se déroulait le 19ème jour du 2ème mois de la saison de l'inondation c'est à dire dans la 1ère quinzaine d'octobre. A l'époque pharaonique, c'était l'occasion de grandes réjouissances à Louxor. Une fois par an, le Dieu Amon quittait le temple de Karnak pour retrouver son épouse Mout dans le temple de Louxor. S'unissant à elle, il régénérait le monde. On célébrait la fécondité de la terre fertilisée par le limon et la renaissance des forces vitales. Amon était conduit en grande procession sur sa barque de Karnak à Louxor. Tout travail s'arrêtait et la fête battait son plein. La plupart du temps, Pharaon y assistait. Amon était accompagné de Mout, de Khonsou son fils et de la statue du Ka royal. Au débarcadère du Temple de Louxor, de nombreux bœufs gras étaient tués en musique. La procession des barques sacrées se reformait. Elles rejoignaient ensuite leurs sanctuaires respectifs. Dans la pénombre du lieu sacré, les épousailles du Dieu Amon duraient 24 jours.
- Ils savaient au moins s'amuser à cette époque dit Jonathan
- Oui en effet dit-elle
- Donc, vous pouvez affirmer que ce maudit bracelet nous aurait fait remonter le temps
- C'est exact, Jonathan
- Mais c'est quand même fou, un bracelet ne peut avoir un tel pouvoir !!

A cet instant, le professeur Johnson et le Sergent Thomas arrivèrent. En entendant, la fin de la conversation, Michael approuva la théorie du bijou magique du Colonel Orlando.

- Comment va-t-on faire pour rentrer chez nous à notre époque ?

En prenant conscience de la situation, Sarah prit peur. Et s'ils ne pouvaient plus jamais retourner chez eux. Qui allait s'occuper de son fils ? Qui prendrait soin de lui lorsqu'il serait malade ? Qui lui ferait ses gâteaux d'anniversaire ? Angoissée, elle prononça le prénom de son fils, au bord des larmes. Comprenant la détresse de son amie, Michael vint vers elle et la prit dans ses bras. Essayant de la réconforter, il lui promit qu'elle reverrait son fils très bientôt. Elle se ressaisit et essuya les quelques larmes qui s'étaient échappées de ses beaux yeux bleus.



Enfin, le Colonel comprit qui était ce Philippe. Tout d'un coup, les pas d'un groupe de personnes résonnèrent dans le temple.

• Les prêtres, ils arrivent !! s'exclama Mick
• Vite à couvert ordonna Orlando.

Au moment où ils allaient se dissimuler derrière les piliers de la salle, le bracelet du professeur Carmichael brilla, emportant de nouveau le petit groupe. Venaient-ils à peine de disparaître, que les prêtres, vêtus de peaux de léopard, entrèrent
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 21:00

Chapitre 13 :

De nouveau, ils se retrouvèrent dans le désert. Un chemin semblait se détacher. Tel Dorothée suivant les briques jaunes, ils s'y aventurèrent. La sueur perlait sur leur visage et la soif se faisait sentir. Cela faisait déjà un moment qu'ils marchaient sous un soleil de plomb, lorsqu'une ville leur apparut. De loin, ils pouvaient constater que la cité était importante, par sa taille, mais aussi par le nombre de gardes qui la protégeaient. Les tuiles des maisons étaient vernissées de bleues. Ils pouvaient distinguer, de même, quatre casernes et manufactures d'armes près du palais. Cette cité semblait très luxuriante et tranquille.

• Michael ? On ne dirait pas Pi-Ramsès ?
• Oui, Sarah. Elle ressemble fort à la ville que Ramsès II avait fait construire et donné son nom : la maison de Ramsès.
• D'après ce que l'on en sait, elle était surnommée la cité de turquoise, en raison de ses tuiles vernissées de bleues. Elle était située au cœur du delta, entre deux branches du Nil : les eaux d'Avaris et les eaux de Ra. Elle regroupait aussi un monde paisible et une cité guerrière.
• C'est vraiment ça !! s'exclama Thomas
• Vous venez de parler de Ramsès II, mais sa momie se trouve à Londres au British Muséum ?
• En effet, Colonel Orlando. Cela prouve bien que nous ne sommes pas à notre époque et il est vrai que nous n'avons pas la certitude que cette ville soit bien Pi-Ramsès.
• Regardez, mon Colonel, des personnes se dirigent vers nous.

Aussitôt, en militaire, Jonathan dégaina son revolver.

• Voyons, Colonel, ce ne sont que des paysans dit Sarah en abaissant l'arme de Orlando. Je ne pense pas qu'ils nous feront du mal.
• Vous ne pensez pas. Moi, je dis qu'il faut rester prudent. On ne sait jamais.

Michael s'était avancé vers les paysans et leur parla en égyptien. Malgré l'évolution de la langue au fil des siècles, Michael réussi à se faire comprendre. Les Egyptiens semblaient effrayés et inquiets par cette personne qui avait une drôle d'allure. Mais qui pouvaient être ces gens avec un tel accoutrement ? L'homme en tête de groupe s'avança vers le professeur quand Orlando le menaça. Comprenant qu'il y avait danger, le pauvre paysan, imité par ses congénères, s'enfuit en hurlant.

• C'est malin, Colonel gronda Sarah. Maintenant, ils vont ameuter les gardes.
• Oui, j'avais réussi à les convaincre que nous étions gentils.
• Je suis navré. Je croyais qu'il allait vous attaquer.
• Et avec quoi ? Son panier peut-être ! s'exclama Michael.


Sarah avait vu juste, les gardes furent immédiatement alertés. En voyant, nos compères, ils lancèrent l'assaut. Jonathan et Thomas ripostèrent aussitôt. Une bagarre s'en suivit. Sarah et Michael s'étaient réfugiés derrière un rocher qui se trouvait non loin. Entre les tirs de pistolets et les flèches transperçant l'air, ils entendirent un cri. Pendant leur retraite, pour se mettre à l'abri, une flèche avait atteint Thomas en pleine épaule. Tout en le couvrant, Orlando poussa le sergent vers le rocher. Il tua les derniers gardes qui restaient. Etant donné que leurs armes étaient plus puissantes que celle des assaillants, ils n'eurent pas trop de mal à les neutraliser. Les dix gardes envoyés à leur rencontre gisaient morts sur le sol.

- Leurs armes sont peut-être primitives mais très efficaces dit Jonathan en cassant le bout de la flèche dépassant de l'épaule de Thomas

Celui-ci ne broncha pas mais la douleur lancinante le faisait souffrir. Pendant qu'Orlando soignait le Sergent, Michael remarqua une troupe de soldats qui se dirigeaient en direction de la ville. Il prévint aussitôt le colonel. Tapis derrière le rocher, il regarda les guerriers. Ils étaient au moins une trentaine, bien trop nombreux pour deux hommes. Ils n'allaient pas tarder à découvrir les morts. La seule solution qui s'offrait à l'équipe de Jonathan était de se fondre dans les rues de la ville. Sarah, apeurée et énervée, se mit à hurler. "Tout est de votre faute, Colonel. Si vous n'aviez pas sorti votre arme, rien de ce qui vient ………." Il l'écoutait sans rien dire. Elle avait raison, s'il n'avait pas braqué son arme sur ces paysans rien de tout cela ne se serait passé. Mais maintenant c'était trop tard, il n'avait pas le pouvoir de revenir en arrière. Sarah continuait à se défouler sur lui, cela devait cesser. Avec ses cris, elle allait finir par les faire repérer. D'un ton cassant, il lui dit : "Taisez-vous, avec vos hurlements vous allez ameuter tout le quartier". Surprise, Sarah en resta bouche bée. Il avait parfaitement raison, elle devait s'excuser. Seulement Orlando ne lui en laissa pas le temps. Il avait décidé de se rendre en ville au plus vite. Les environs étaient bien trop dangereux, avec ces soldats qui rodaient. A l'entrée de Pi-Ramsès, les gardes trouvèrent leurs confrères morts. En apercevant les quatre intrus qui s'enfuyaient, ils s'élancèrent à leur poursuite tout en les bombardant de flèches. N'ayant plus aucune autre alternative, nos compagnons pénétrèrent dans la ville. Attaqués, le Colonel et le Sergent répliquèrent, tout en courant dans les rues très animées. La course poursuite était très difficile à cause des nombreux étals garnis de figues, pois chiches, fèves, haricots, pains, vins et autres qu'ils renversèrent sur leur passage. Les paysans voyant les gardes, se cachaient dans les maisons de peur qu'ils ne leur tirent dessus. L'équipe du Colonel Orlando était à bout de force. Ils s'arrêtèrent quelques secondes à l'angle de deux maisons, pour reprendre leur souffle et réfléchir à la situation.

• Que faisons-nous ? demanda Thomas.
• Vous voyez, Colonel, tout cela ne serait pas arrivé si …
• Pas maintenant Sarah, ils arrivent l'interrompit Jonathan.

Ils reprirent donc leur course à travers la ville de Ramsès. Les passants les dévisageaient, mais étaient aussi effrayés qu'eux de voir les guerriers de Ramsès dans les parages. Cela n'était pas bon signe.


• Vite! Ils nous rattrapent cria le Sergent

Juste prononça-t-il ces paroles qu'il fut touché en plein cœur. Les deux professeurs et le Colonel Orlando se retournèrent et le virent affalé contre le mur d'une maison, mort. Michael ramassa l'arme du sergent. Laissant leur ami, là, ils continuèrent leur fuite. A son tour le Colonel Orlando fut blessé à l'épaule. Sarah et Michael allaient l'aider, lorsque celui-ci leur ordonna de se cacher. Ils hésitèrent un instant. Voyant les gardes approchés, Michael souleva le Colonel et le porta. Jonathan se faisait lourd. Le professeur Johnson avançait doucement. Malgré les protestations du Colonel, il ne le laissa pas à la merci des gardes. Sarah tourna à droite, c'était un cul de sac. Aussitôt, ils firent demi-tour. Mais trop tard, les soldats étaient là. Michael posa alors Jonathan à terre. Ils se regardèrent et se firent signe de la tête.

• Cours Sarah, cours crièrent-ils tout en chargeant, et utilisant leurs dernières forces, ils foncèrent en direction des gardes.

Sarah se résigna à faire ce qu'ils lui avaient ordonné et s'échappa. Un peu plus loin dans une ruelle, elle trouva une cachette. Les gardes avaient fini par maîtriser les fugitifs et maintenant les encerclaient.

- Vous allez être conduits à notre Roi
- Et peut-on savoir comment s'appelle votre Roi ? demanda Michael en égyptien
- Silence dit le chef de la garde en lui donnant un coup avec le manche de la lance dans le ventre.

Michael sous le coup de la douleur, se retrouva à genoux. Un garde l'attrapa par le col de son blouson et le força à se remettre debout. Ils le poussèrent violemment pour le faire avancer jusqu'au palais. Un messager partit au pas de course prévenir le Roi que des intrus avaient été capturés. Pendant ce temps, les gardes emmenaient sans ménagement les prisonniers. Les paysans, cachés dans leurs maisons, regardaient la scène par les fenêtres.
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 21:01

Chapitre 14 :

Sarah avait réussi à échapper aux gardes. De sa cachette elle les voyait fouiller chaque maison. Elle devait absolument changer d'endroit, sinon ils allaient finir par la trouver et le sacrifice de Michael et Jonathan aurait été inutile. Elle avait si peur et tremblait comme une feuille. Elle n'était pas froussarde de nature mais cette fois, c'était un contexte bien différent. Ce n'était pas son genre de se mêler à une bagarre ou même se faire pourchasser. Elle était plutôt du genre à rester bien tranquille à la maison avec Philippe et Ptah Et qu'avait-il pu arriver au Colonel et à Michael ? Etaient-ils toujours vivants ? Si c'était le cas, où se trouvaient-ils ? Son esprit était en ébullition et une migraine lui martelait le cerveau. Voyant les gardes se rapprocher de sa cachette, la panique commença à la submerger. Elle regarda les alentours et remarqua un petit passage. Elle s'y engouffra aussitôt. Moins une, elle se faisait capturer. Elle ressortit dans une autre rue. Elle regardait sans cesse derrière elle, persuadée d'être suivie. Et de ce fait elle se retrouva nez à nez avec un paysan. Elle n'eut pas le temps de fuir qu'il l'attrapa et la maintint fermement, poings liés.

• Lâchez-moi cria-t-elle

Mais la personne n'était pas décidée à la laisser partir. Au contraire, il comptait la livrer aux gardes. Il l'empêchait de bouger. Elle se tortillait essayant de se soustraire à son emprise. Mais il était trop fort pour elle. Tout en la maintenant, il vit une marque particulière au poignet droit de Sarah. Il la regarda attentivement. Il n'en croyait pas ses yeux, elle portait le signe !! Se rendant compte de la valeur de sa prisonnière, il changea d'avis. Il devait la protéger et au lieu de la remettre aux autorités, il murmura quelque chose à l'oreille de Sarah. Celle-ci fit signe de la tête. Il la relâcha. Elle en profita pour le bousculer. Surpris, il perdit un peu l'équilibre, mais la rattrapa facilement.

• Vous êtes folle. Les gardes vous recherchent.
• Je sais, mais vous comptiez me livrer à eux
• C'est exact. Mais j'ai changé d'avis
• Et pourquoi ?
• Vous portez la marque

Voyant son expression, il lui fit voir son poignet intérieur droit.

• Oh, ça ! C'est une tache de naissance, ce n'est rien.
• Au contraire, c'est très important et il ne faut pas que les gardes vous capturent. Je vais essayer de vous cacher.

Et ce faisant, la tenant toujours très fermement, il vérifia que la voie était libre et c'est en courant qu'ils arrivèrent chez lui. Il ne lui avait même pas laissé le temps de répondre, de lui demander pourquoi cette marque avait l'air si importante ? Et dans sens un c'était mieux, car s'ils avaient attendu davantage, ils se seraient fait prendre.


Mais elle ne comprenait pas pour autant pourquoi cette marque de naissance avait changé radicalement le comportement de cet homme. Maintenant, elle se trouvait chez lui et était peut-être sauvée. Comment faire confiance à un homme qu'elle ne connaissait pas ? Pour l'instant c'était sa seule chance.

- Qui êtes-vous et pourquoi prenez-vous un tel risque pour moi ? demanda-t-elle.

Pour toute réponse, il lui dit seulement :

- Je m'appelle Simouhé et venez vite il faut vraiment vous cacher.
- Moi, C'est Sarah et je ne vois pas un coin qui puisse faire l'affaire.
- Tant mieux, comme cela les gardes ne le verront pas non plus.

La maison de Simouhé n'avait qu'un seul étage. Elle était faite en briques crues blanches, son toit recouvert de tuiles bleues et le sol en terre battue peint en rouge. La maison comportait plusieurs salles dont la salle du divan, la chambre de Simouhé, plusieurs caves et une cuisine. Pour se rendre dans la cuisine, ils durent passer par la chambre de Simouhé. Là, il y avait un lit bas avec un chevet qui servait d'appui tête. L'éclairage de la demeure se faisait avec des lampes à huile, simples coupes de terre cuite où baigne une mèche de lin torsadé. Pour qu'il n'y ait pas de fumée, il fallait que l'huile soit particulièrement vieille. Ils passèrent ensuite devant les escaliers qui menaient à la terrasse, pour se retrouver enfin, dans la cuisine. Plusieurs ustensiles étaient rangés sur une étagère fixée au mur. La nourriture était conservée dans des paniers, des pots. Pendant que Sarah regardait les lieux, Simouhé avait fait glisser la rangée du haut de l'étagère laissant apparaître un passage. Il lui fit signe de le suivre. Il alluma ensuite une torche et referma la cachette. Ils descendirent des escaliers étroits et arrivèrent à un embranchement. Il y avait 2 possibilités. Laquelle fallait-il prendre ? "Dites donc, c'est un vrai labyrinthe !!" pensa-t-elle.

Elle remarqua qu'au-dessus de chaque porte un symbole était dessiné. Sur celle de gauche le dieu Anubis était représenté, tandis que Ra figurait sur celle de droite. Sarah analysa rapidement les caractéristiques des dieux représentés et comprit donc pourquoi ils prirent à droite. En effet Ra représente le soleil, la vie, alors qu'Anubis est le dieu de la mort. Ils avancèrent dans cet étroit couloir. Un autre embranchement se présenta à eux. Cette fois-ci c'était la déesse Sekhmet qui se trouvait à droite, à gauche la déesse Bastet.
Sekhmet était surnommée "la puissante". Elle était redoutée et vénérée en de nombreux endroits. Elle commandait aux messagers de la mort et était responsable des épidémies. Tandis que Bastet, déesse à tête de chatte, était douce et bienfaisante. Donc logiquement on prend à gauche pensa-t-elle. Ils arrivèrent enfin au dernier embranchement.

• Je suis désolé que ce soit aussi long pour atteindre la cachette

Au moins je serai bien cachée se dit-elle

• Là, nous avons Seth et ici Un
• Seth était un être maléfique alors que Un était d'après les gens de Sais, la créatrice de l'univers. Elle avait un arc qui lui permettait de repousser les mauvais esprits. Donc nous allons encore vers le gentil.

Cette fois-ci, au bout du couloir, il y avait un grand tombeau. Sur les murs figuraient les textes qui aident l'âme du défunt à atteindre l'au-delà. On pouvait également y lire les différents épisodes de la vie de cette personne. Plusieurs amis de Simouhé étaient présents dans la pièce. En effet, une ou deux fois par semaine, les opposants à Ramsès tenaient une réunion. Un vieillard dans un coin demanda aux deux arrivants de s'approcher.
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 21:01

Chapitre : 15

Une journée venait de s'écouler sur le plateau de Gizeh. Le soleil couchant reflétait ses derniers rayons sur les pyramides. Mais Salim n'était pas d'humeur à admirer ce spectacle féerique. Il était inquiet. Il n'avait pas revu les professeurs Johnson et Carmichael ainsi que les deux militaires depuis le petit déjeuner. Cela ne l'avait pas inquiété outre mesure. Ils devaient tellement être absorbés dans leur recherche qu'ils n'avaient pas vu l'heure tourner. Mais maintenant, il était grand temps d'aller les chercher. Il fallait qu'ils se restaurent et se reposent un peu.

Le contremaître se dirigea alors vers le Sphinx, passa la tente et arriva devant l'autel. Il remarqua aussitôt que le passage menant au tombeau c'était refermé. Comme il l'avait vu faire par le Professeur Johnson, Salim actionna le mécanisme d'ouverture. Rien ne se passa. Il était pourtant sur de ne s'être pas trompé. Il recommença, toujours aucun changement. Son inquiétude ne fit que s'accroître. Pourquoi cela ne marchait-il pas ? Peut-être était-ce pour cette raison qu'il n'avait pas vu les quatre explorateurs de la journée. Ne pouvant rien faire de plus, il décida de prévenir le Capitaine Wyatt de la situation.
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 21:01

Chapitre 16 :

Le Colonel Orlando et le professeur Johnson furent conduits vers le Pharaon. Ils accédèrent à la salle d'audience par un escalier impressionnant, bordé de chaque côté de personnages à l'effigie de ses ennemis vaincus. Malgré la situation inquiétante dans laquelle ils se trouvaient, ils furent sidérés par la beauté et la douceur qui se dégageaient de cette salle. Le sol, en terre cuite vernissée, représentait des jardins en fleurs et des plans d'eau peuplé de poissons. Les murs quant à eux, mariaient des couleurs d'un pastel délicat avec des tons rouges intenses.

- Regardez professeur. Tous ces oiseaux peints, on dirait qu'ils vont s'envoler. C'est un vrai décor de paradis.
- Oui, c'est peut-être un avant-goût… dit Michael d'une voix éteinte.

Le mur du fond s'ouvrit. Des petits enfants apparurent suivis du maître des lieux. Le roi était grand et fort et portait la double couronne. Celle-ci était le symbole de l'unité du pays, montré par deux couleurs d'instincts : le rouge pour la basse Egypte et le blanc pour la haute. Sur sa large poitrine reposait le spectre- puissance : Le "Sekhem", représentant la maîtrise de Pharaon sur les éléments et les forces vitales. Il s'assit sur son trône, entouré des enfants. Deux plus grands, avec des éventails de plumes l'aéraient. Le chef suprême de sa garde s'avança et posa le genou à terre pour le saluer.

• Majesté. Des intrus ont été capturés en ville. Un a pu s'échapper mais nous le recherchons.
• Montrez-les-moi

Le colonel et le professeur avancèrent vers les escaliers menant au trône d'or. Ils furent poussés au sol pour qu'ils saluent le roi. Michael releva la tête et s'attarda sur le lion refermant sa gueule sur l'ennemi qui ornait la dernière marche. Puis il regarda le pharaon.

• C'est Ramsès torche, plus communément appelé Ramsès II murmura-t-il au Colonel
• Silence, vous n'avez pas été autorisé à parler dit un garde en donnant un coup de pied à Michael.
• D'où venez-vous, qui vous envoie ? demanda le pharaon très intrigué par ces étranges visiteurs.

Le Colonel ne comprenait pas l'égyptien et Mick avait décidé de ne pas répondre. Pharaon était très intelligent et ne se satisferait pas d'élucubrations. Quant à trouver une histoire plausible, cela demandait réflexion et Mick en ce moment n'arrivait pas à rassembler ses idées. Ramsès pensant qu'ils ne comprenaient pas la langue, décida de les faire moisir en prison pour un moment. Il verrait plus tard la conduite à tenir. Il fit signe aux gardes de les emmener.
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 21:02

Chapitre 17 :

Assis, tous aux cotés du vieillard, Sarah prit la parole. Parlant en égyptien, elle se présenta et fit aussi la connaissance de Sethré, le sage.

• Elle est recherchée par Pharaon intervint Simouhé
• Qu'avez-vous fait ?
• A la suite d'un malentendu avec les paysans, un a pris peur et a alerté les gardes. Il s'en est suivi une poursuite au cours de laquelle une dizaine de soldats ont été tués. Mes deux amis ont été capturés et Simouhé m'a sauvée.
• Oh, je vois. Ramsès fera fouiller toutes les maisons, pour vous retrouver. Il ne supporte pas que quelqu'un lui échappe.
• Il me semblait bien que cette ville était "Pi-Ramsès". Cependant, j'ai remarqué que les villageois craignaient les soldats de Pharaon.
• C'est certain, Pharaon est un tyran. Il fait de nous ses esclaves. Si nous voulons rester en vie, nous devons lui obéir et exécuter ses ordres.
• Alors qu'attendez-vous pour le combattre ?
• Justement, nous essayons de trouver une stratégie, d'où l'objet de nos réunions. Mais Ramsès a des soldats très entraînés et bien armés.
• Oui, je vois. Mais comment faire ?
"Je ne sais même pas si mes amis sont vivants. Ou ils se trouvent si c'est le cas. Je me retrouve seule dans une époque qui n'est pas la mienne et sans savoir comment je pourrai rentrer chez moi pensa-t-elle tristement."
• Sarah !
• Oui Simouhé. Un de mes amis vient de m'apprendre que les deux intrus avaient été conduits vers Ramsès et que maintenant ils se trouvaient en prison. Cependant, nous ne savons pas quel sort leur réserve pharaon.
• Vous voulez dire qu'ils sont en vie !! dit-elle soulagée
• Oui.
• Il faut organiser leur évasion. Comment puis-je faire ? Vous m'aiderez ?
• Nous ne pouvons. Il faut nous comprendre.

Ce que je comprends, pensa-t-elle, c'est que je ne vois pas d'issue, ni pour moi, ni pour mes amis. Elle repensa au fait que Simouhé l'avait amenée ici par rapport à sa tache sur le poignet. Prétextant un manque d'air, elle quitta sa veste. Le regard de Sethré fut immédiatement attiré par le bracelet scarabée. Il lui attrapa le poignet pour le voir de plus près. Zut, pensa-t-elle, il ne s'intéresse pas au poignet !

Sethré se leva en entraînant Sarah avec lui. Il se dirigea vers le fond du tombeau et là, il regarda la fresque dessinée. Sarah n'en croyait pas ses yeux. Devant elle, une femme blonde portant un bracelet scarabée était représentée.


- C'est le même bracelet !! s'exclama-t-elle
- Oui. Ou l'avez-vous eu ? Seule la descendante de Sashara peut le porter.
- Sashara ?
- Cela vous dit quelque chose ?
- Effectivement. Mon collègue a découvert le tombeau de celle-ci, grâce à un papyrus, sous le grand Sphinx. Ensuite, nous avons trouvé un coffret rempli de bijoux et, parmi eux, ce bracelet.
- Regardez Sethré, elle porte la marque : le scarabée dans son poignet droit intérieur intervint Simouhé
- Oui, je viens de le voir
- Ma tache de naissance !! Elle n'a rien de particulier….

Sethré examina son poignet. Là, il vit, gravé dans sa chair un minuscule scarabée. Il se retourna de nouveau vers la fresque et il y vit le même. Il se souvint alors qu'une prêtresse leur avait annoncé qu'une femme, descendante de Sashara, accompagnée de trois preux chevaliers pour la protéger, viendrait les secourir et les libérer de l'emprise de Ramsès. Celle-ci ressemblerait à l'effigie du tombeau et porterait une marque en forme de scarabée. C'est grâce à la prêtresse qu'ils avaient trouvé ce lieu secret.

- Mes amis, voici l'élue. Elle est enfin venue pour nous sauver, clama-t-il à ses compagnons.
- Qui, moi ? dit-elle en se montrant du doigt, tous en les regardant tour à tour.
- Oui, vous, Sarah. Comme il nous l'a été prédit, un jour une jeune élue serait envoyée pour sauver le peuple d'Egypte du Tyran Ramsès II, avec trois guerriers.
- Et cette personne se serait moi ? C'est ridicule !
- Vous êtes la descendante de Sashara. Vous avez hérité de la marque de la famille et vous êtes la seule à pouvoir porter le bracelet. Tant que vous n'aurez pas accompli votre mission, vous resterez à notre époque. C'est ainsi que cela a été écris.
- Vous plaisantez !! Vous m'affirmez que je suis la descendante d'une femme ayant vécue en Egypte il y a des siècles de cela. Et que j'ai été désigné avant ma naissance pour accomplir je ne sais quelle prophétie.
- Il n'y a aucun doute Sarah. Vous êtes bien cette personne. Regardez la fresque, lisez les hiéroglyphes.

Sarah était sous le choc. Les paroles de Sethré résonnaient dans sa tête. Elle inspecta le pan du mur, le dessin. Elle traduit la partie du texte que Sethré lui avait fait voir. Il avait raison, sa venue avait été prédie. Mais elle ne pouvait toujours pas y croire. Sethré l'interrompit dans sa réflexion et dit :
• Maintenant que vous êtes là, nous serons assez forts pour nous battre contre les gardes de Ramsès.
• Vous allez m'aider à retrouver mes amis ? dit-elle
• Bien sur, puisque vous êtes l'élue


Sarah comprit aussitôt qu'elle devait leur laisser croire qu'elle était l'élue, car elle avait besoin d'eux pour sauver Jonathan et Michael. Certes, la ressemblance avec cette fresque était troublante, cela faisait beaucoup de coïncidences, mais elle ne pouvait le concevoir. C'était trop absurde. Je penserai à tout ça plus tard se dit-elle, dans l'immédiat profitons de la situation

• Et comment allons-nous procéder ? demanda-t-elle
• Et bien il était écrit que l'élue devrait affronter Ramsès en face.
• Mais je pensais que nous devions libérer mes amis.
• Oui, mais voyez-vous demain Ramsès prend une nouvelle femme, parmi les nôtres. Nous ne pouvons laisser faire cela. Pendant que vous aidez nos épouses, nous nous chargerons de vos amis.
• Il n'a toujours pas comblé le vide que la mort de l'Epouse Royale Néfertari a occasionné, malgré ses 5 femmes, 162 enfants et son harem.
• Oui, en effet. Votre arrivée, l'emprisonnement de vos amis, le choix de la nouvelle reine, tout était écrit. Le destin avait décidé que ce serait vous.
• Et quelle est la fin, qu'est ce qui a été écrit sur ce point là ?
• Elle n'a pas été mentionnée. Personne ne connaît l'issu de cette bagarre.

Voyant qu'elle n'avait pas trop le choix, elle demanda :
• Qu'avez vous comme armes ?
• Eh bien, des couteaux.
• Je vois, pas grand chose. Pouvez-vous vous procurer des arcs, épées ?
• Peut-être. Quelques-unes
• Cela serait déjà bien
• Je propose que vos femmes portent des couteaux sous leurs vêtements
• Ils vont les remarquer !!
• Ils ne feront pas attention, il y aura trop de monde. Et Ramsès sera très occupé à choisir une nouvelle reine. Pendant ce temps, vous vous chargerez de libérer les prisonniers.


Ils parlèrent encore pendant deux heures pour mettre en place leur stratégie. Lorsque leur plan fut mis au point, ils retournèrent tous chez eux et prévinrent aussi toutes les personnes susceptibles de les aider.
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 21:03

Chapitre 18 :

Après avoir comparu devant Ramsès II, les deux hommes furent conduits dans une cellule. La prison se trouvait non loin du palais. Jonathan et Michael en avaient profité pour bien évaluer la situation. Ils avaient envisagé de s'échapper avant de se retrouver enfermés, mais avec l'épaule blessée du colonel et le nombre de soldats qui les escortait, la chose aurait été trop périlleuse. La cellule dans laquelle ils se trouvaient, était étroite, poussiéreuse, sombre. Une forte odeur de mort s'en dégageait. Jonathan et Michael, adossés au mur, attendaient que l'heure tourne. Ils ne pouvaient rien faire d'autre de toute façon. Jonathan avait essayé de soigner sa blessure, mais il ne pouvait retirer la flèche logée dans son épaule. Il aurait risqué d'empirer la situation. Il avait quand même prit la peine de casser une partie de l'arme, celle ou se trouvait l'empennage. Michael avait alors placé un bout de sa chemise qu'il avait déchirée, sur l'épaule du colonel pour empêcher le sang de s'écouler davantage. Quand le professeur lui appliqua le bandage, une douleur aiguë envahit le colonel. Celui-ci esquissa une grimace, mais ne dit rien. Il avait l'habitude des coups et des blessures. Ce n'était pas un militaire pour rien. Pendant ce temps la conversation allait bon train.

- J'espère que Sarah a réussi à s'échapper
- Je l’espère moi aussi, Professeur Johnson
- Elle vous plaît, n’est-ce pas ?
- Qui ça ?
- Sarah, elle ne vous laisse pas indifférente ?
- Cela se voit tant que cela ? dit-il en regardant Michael

Pour toute réponse, Johnson esquissa un sourire.

- Et moi qui pensais être discret !! s’exclama Orlando. Cela fait tellement longtemps que je n’ai pas ressenti ça pour une femme. J’espère de tout cœur qu’elle a pu s’en sortir.
- Si cela n’avait pas été le cas, elle serait avec nous. Vous ne croyiez pas
- Oui, vous avez certainement raison, Michael dit-il peut convaincu

- En tout cas notre sort est déjà fixé. Cela m'étonnerait fort que Ramsès nous garde en vie.
- Il pourrait peut être faire de nous des esclaves ?
- C'est envisageable, Colonel. Vous avez l’air songeur. Vous pensez encore à Sarah dit Michael en voyant l’expression de son compagnon.
- Non, seulement à mon collègue, le sergent Thomas.
- Oh, oui, je comprends. Je suis désolé. Il avait l'air d'un chic type.
- C'était le cas. Mais ce qui me gêne le plus, professeur, c'est que je vais devoir annoncer sa mort à sa famille. C'est une chose horrible à faire.
- Oui, c'est bien vrai.
- Il avait deux enfants, une fille de 3 ans Lily et un garçon de 10 ans Peter. Ce sont d'adorables gosses. Ils sont encore si petits et son épouse, elle est si charmante. Quoiqu'en réfléchissant, vu les événements, ce ne sera certainement pas moi qui les préviendrait….
- C'est bien vrai, répondit tristement le professeur car je trouve de bien mauvaise augure que l'on nous donne ni à boire, ni à manger.

Sur ces tristes considérations, ils s'allongèrent sur le sol pour essayer de dormir. Pour l'instant, le sommeil serait leur meilleur allié.
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Sashara
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 21:03

Chapitre 19 :

Le lendemain matin, les ouvriers travaillant à la manufacture d'armes s’y rendirent comme si de rien était. Ils essayèrent de faire comme d’habitude mais la tention était à son comble. A chaque fois qu’un soldat passait dans les parages, ils sursautaient pensant que les gardes étaient au courant de ce qui se tramait. Ils furent soulagés quand l’heure du déjeuner arriva. Pendant que certains ouvriers surveillaient les entrées, d’autres subtilisèrent quelques armes en les cachant sous leurs habits. Au même moment, d'autres paysans entrèrent dans le palais apportant des fruits, légumes, pains, tissus qui avaient été commandés par l'intendant des lieux.
Vers 14h00, les gardes vinrent chercher les épouses et filles des pauvres villageois. Elles résistèrent, elles ne voulaient les suivre. Les soldats durent employer la force. La tranquilité et le calme qui régnaient habituellement dans la ville n’étaient plus. Des cris, des altercations s’élevaient dans l’air. Sarah attendait calmement dans la maison de Simouhé qu’un guerrier de Ramsès l’emmène. Pour l’occasion, elle s'était vêtue d'une longue robe de lin blanc, nouée sous la poitrine, qui s'évasait sur les pieds. Le tissu était très fin et transparent. Elle avait posé sur ses épaules un châle retombant sur le bras pour dissimuler le bracelet scarabée. Sarah avait maquillé ses yeux de khôl et lâché ses longs cheveux blonds. Dans les rues de la ville, un long cortège de femmes défila. Les hommes regardaient passer tristement leurs épouses et filles. Ils priaient les dieux pour que l'élue ne soit pas de leur famille. Après un certain temps de marche, elles arrivèrent enfin dans le palais.


Simouhé et ses camarades les avaient suivies de loin. Ils les regardèrent pénétrer dans cette vaste demeure. Ceux qui travaillaient en cuisine, à la lingerie et à d'autres fonctions avaient déjà investi les lieux. Ils étaient prêts à lancer l'assaut. Maintenant, Simouhé et ses compagnons devaient libérer les amis de Sarah. Lorsqu'ils arrivèrent aux abords de la prison, ils apprirent que les deux intrus n'y étaient plus. Ramsès avait décidé de les faire exécuter pour montrer à son peuple ce qu'il faisait des espions. Modifiant entièrement leur plan, Simouhé ordonna à Merenptah de s'occuper des prisonniers tandis que lui et une autre moitié du groupe iraient aider leurs épouses. Pour rattraper les soldats et les étrangers, ils prirent un raccourci. Sachant quel chemin ils allaient emprunter, les villageois se cachèrent dans les ruelles et recoins de la ville. Ils attendirent que les gardes passent devant eux pour lancer l'attaque. Avec beaucoup de mal et dans un bain de sang, ils réussirent à maîtriser les grands guerriers de Ramsès.
Après cette bagarre, ils délivrèrent le Colonel blessé et le professeur Johnson qui rencontrèrent Merenptah.


• Merci de nous avoir sortis de ce guêpier dit Michael
• De rien. Mais c'est plutôt à votre amie Sarah qu'il faut le dire. C'est elle qui a tout mis en place.
• Sarah !!! Elle est vivante ?? Ou se trouve-t-elle ?
• Elle va très bien. Mais il faut aller l'aider. Elle doit faire face à Ramsès.
• Bien allons-y dit le Colonel Orlando après avoir écouté la traduction que Michael lui fit.


Pendant que Merenptah libérait Jonathan et Michael, Simouhé et ses amis devaient entrer dans le palais. Un escalier monumental, orné de figures d'ennemis terrassés permettait d'y accéder. Autour de la porte, un cartouche de forme ovale, peint en bleu sur fond blanc portait les noms de couronnement du monarque. Deux d'entre eux avancèrent, tête baissée, vers les gardes qui protégeaient la porte.

Un garde prit la parole
• Que voulez-vous, paysans ? Passez votre chemin
• Nous voulons juste suivre nos femmes répondit Simouhé
• Allez vous-en ! Vous les retrouverez plus tard.

Mais les deux ouvriers ne bougèrent pas. Les gardes s'approchèrent et de leur lance les poussèrent en arrière. A cet instant, ils sortirent de dessous leurs vêtements une épée et leur transperça le cœur.
Simouhé fit signe à ses camarades que la voie était libre. Ils passèrent la porte. Des piliers immenses, recouverts de hiéroglyphes, qui maintenaient le palais debout constituaient des cachettes idéales. Ils avançaient, lentement mais sûrement.
Ils se plaquaient contre ces colonnes lorsque des gardes passaient. Quand ils étaient peu nombreux, Simouhé et les autres se chargèrent de leur cas. Quelques secondes plus tard, ceux qui travaillaient dans l'enceinte du palais les rejoignirent.
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 21:03

Chapitre 20 :

Alors que leurs époux investissaient les lieux, les femmes se retrouvèrent dans la salle du trône. Pharaon fit son apparition suivi de ses petits serviteurs. Les gardes firent placer les arrivantes en face de lui. D'un signe de la main, il appela le "commandant de sa garde" qui se prosterna à ses pieds.

• Choisis-moi les plus belles.

Le soldat se retourna et d’un regard balaya la salle. D’un pas sur, il s’avança vers les femmes. Certaines pleuraient, d’autres tremblaient. Un sentiment de peur avait envahi la pièce. Le chef passa dans chaque rangée et désigna celles qui pouvaient faire l'affaire. Il s’arrêta devant Sarah. Malgré la peur qui lui nouait l’estomac, elle montrait un visage impassible.

- Pourquoi ne trembles tu pas ? Tu n’as donc pas peur ?
- De quoi devrais-je être effrayée ? D’un roi qui n’est pas capable de se trouver une femme tout seul.


Sur ces paroles, le soldat frappa Sarah, ce qui la fit sourire de plus belle. Furieux le garde leva une nouvelle fois la main. Il allait la frapper une nouvelle fois, mais, par chance, le roi l’interrompit.

- Que se passe-t-il Un ? dit Ramsès de son fauteuil éblouissant.
- Une femme qui vous manque de respect, majesté
- Et bien qu’elle fasse partie de celles retenues
- A vos ordres, sir


Sarah fut la dernière choisie. Une centaine de femmes furent gardées, alors que les autres étaient reconduites à l'extérieur du palais. Pendant ce temps, les élues reprirent place en face du Roi. Majestueux dans son trône d'or, il tenait dans chacune de ses mains, la crosse et le fléau, signes distinctifs de son statut royal. Il émanait de lui puissance, pouvoir et crainte. Sarah comprenait mieux pourquoi son nom avait traversé les âges. Elle voyait ces petits enfants qui étaient à son service. Ils avaient l'air si innocent. Sarah se trouvait dans la troisième rangée. Elle regarda rapidement les lieux. Maintenant qu'il y avait moins de femmes, le nombre de gardes avait été réduit, ce qui était à leur avantage à condition que Simouhé ne tarde pas. Elle regarda Ramsès. Elle avait imaginé qu’il passerait dans les rangées de femmes, ce qui ne fut pas le cas. Elle en aurait profité pour le tuer, même si c’était risqué pour sa propre vie. Ramsès fit passer devant lui, à tour de rôle, chaque femme. Laquelle serait la futur Reine ? A son tour, Sarah s’avança.
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 21:03

Chapitre 21 :

Pendant que le sort des autres femmes se jouait, celles qui n’avaient pas été retenues furent reconduites chez elle. Un éclaireur resté aux abords de la salle, les vit sortir, il partit aussi vite que possible prévenir Simouhé. Dés qu’il le vit, Simouhé, Michael et Jonathan s’approchèrent de lui et l'écoutèrent attentivement.

- Un groupe de gardes arrive avec nos femmes.
- Combien sont-ils ?
- Une dizaine.
- Est-ce que Sarah est parmis-elles ? demanda Jonathan
- Je ne l’ai pas vue. Je suis désolé.

Michael et Jonathan ne dirent rien, ils échangèrent un simple regard. Ils avaient espéré qu’elle soit avec ce groupe, mais le destin en avait décidé autrement. Ce n’était pas pour rien qu’ils s’étaient retrouvés à cette époque. Ils ne pouvaient s'attarder car des pas se faisaient entendre.

Ils se cachèrent rapidement derrière les piliers et attendirent que le groupe passe. Quand il fut à leur hauteur, les villageois se ruèrent sur les gardes. Jonathan en attrapa un par derrière et d’un geste expérimenté lui tordit le cou. A ce moment là, un autre garde s’avança vers le Colonel avec son épée, mais il n’eut pas le temps de l’atteindre qu’un couteau lui transperça le cœur. C’était Michael qui l’avait lancé.

- Hou, un peu plus il était pour moi!! s’exclama Orlando
- Oui peut-être mais c’était un risque à prendre. Et puis je suis très bon au lancé de fléchettes.

Simouhé et ses camarades maîtrisèrent les derniers gardes restant. Certains des paysans retrouvèrent avec joie leur femme tandis que d'autres espéraient que le roi ne leur enlèverait pas.

• Maintenant, nous devons libérer les autres. Allons-y !! dit Simouhé en brandissant son glaive.
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 21:10

Chapitre 22 :

Pendant ce temps Ramsès avait fini par choisir sa nouvelle reine. C'était Sarah. Il s'avança vers elle et lui prit la main. Pendant que Ramsès la mena vers la porte qui se trouvait derrière le trône, elle pensa "zut, zut, zut. Je suis mal barrée. Comment vais-je faire pour me sortir de ce pétrin ?" Ils arrivèrent dans une vaste chambre. Pour une fois, Sarah ne fit pas attention à la décoration.

• J'espère que vous êtes flattée d'être ma reine
• Oui très, dit-elle en se forçant à sourire.

Il s'approcha plus près d'elle. Elle pouvait sentir sa respiration chaude sur son cou.

• Heu .. Pourrais-je avoir quelque chose à boire ?
• Bien sûr

Il se leva et se dirigea vers une table garnie de mets délicieux. Il prit un verre de vin et revint vers elle. Il se rassit tout près d'elle et lui tendit le verre. Elle le prit de la main droite. Aussitôt Ramsès remarqua le scarabée gravé sur sa peau. D'un bon il se releva car un médium lui avait annoncé qu'une femme portant un scarabée au poignet serait porteuse de sa mort.

- C'est toi!! Celle qui a été désignée pour me tuer. Tu n'auras pas le temps d'accomplir ta destinée, tu vas mourir.

Sur ce, il sortit le poignard qui était accroché à sa ceinture et s'avança vers Sarah, l'arme pointée dans sa direction. Elle se leva précipitamment et sortit le sien. Une bagarre s'en suivit qui lui fit perdre son arme. Elle se retrouva allongée sur le lit, Ramsès au-dessus d'elle. Elle essayait désespérément de lui serrer le cou, mais elle ne pourrait pas tenir longtemps. Elle n'avait jamais suivi de cours de défense. Il allait la poignarder quand les grandes portes de la chambre s'ouvrirent. Jonathan apparut. Aussitôt il se jeta sur le roi. Ils se battirent. Ramsès, voyant la tache de sang sur l'habit du Colonel, appuya violemment dessus. La flèche s'enfonça un peu plus dans son épaule. Il hurla de douleur et s'évanouit. La scène s'était déroulée si rapidement que Sarah n'avait pas eu le temps de s'échapper. Déjà Ramsès fonçait sur elle quand, Jonathan qui venait de reprendre ses esprits, cria :

- Laisses là, c'est entre toi et moi.

Ramsès n'avait pas compris ce que le colonel venait de dire, mais au ton employé, il sut tout de suite qu'il devait se charger d'abord de cet homme, avant de s'occuper du cas de la femme. Le roi se retourna et brandit sa dague en direction de son adversaire. Jonathan se dirigeait vers lui. Ramsès donna un coup que le Colonel en militaire para facilement, d'un jeu de jambes. Pharaon déséquilibré, le lâcha. C'est alors qu'il se jeta sur le soldat. Mais dans l'action, Jonathan avait réussi à récupérer le poignard de Sarah et quand le roi fondit sur lui, l'arme se logea en plein cœur. Le grand Ramsès était mort. Jonathan repoussa le corps du roi qui était sur lui et se releva.


Sarah était comme tétanisée. Il s'approcha d'elle et la prit dans ses bras. Elle se laissa aller contre son torse musclé.

- Ca y est c'est terminé !! Vous n'avez plus rien à craindre.
- Merci beaucoup Jonathan dit-elle faiblement
- Vous n'avez pas trop mal ? dit-elle en voyant la tache de sang.
- Ca peut aller. Ne vous inquiétez pas ce n'est rien.
- Merci encore. Si vous n'aviez pas été là, je ne ……
- Mais ce n'est pas le cas. Cependant, je croyais que vous étiez ceinture noire de karaté ?
- J'ai menti …
- Et bien, il faudra remédier au problème lorsque nous serons retournés chez nous.
- Si nous trouvons un moyen de rentrer

Ils descendirent les marches et arrivèrent dans la salle du trône, bras dessus, bras dessous. Là, Sarah vit un homme s'approcher vers eux.

- Michael s'écria-t-elle. Ca va ?
- Oui, Sarah
- Merci beaucoup de nous avoir donné le courage de nous rebeller contre Ramsès dit Simouhé
- C'est plutôt à moi de vous remercier de nous avoir sauvés dit Michael
- Espérons que la mort de Ramsès n'aura pas de conséquences néfastes sur notre avenir dit Sarah
- Souhaitons-le, mais il faudrait d'abord trouver le moyen de rentrer chez nous dit Orlando

Sur ces dernières paroles, le bracelet scarabée de Sarah scintilla. Ils n'eurent même pas le temps de dire au revoir à leurs nouveaux amis, qu'ils se retrouvèrent dans la pyramide des archives, sous le Sphinx. Ils se regardèrent, sidérés, essayant de comprendre ce qui venait de se passer. Ils auraient juré que le sergent Thomas était mort et il était là, bien vivant.

C'est alors que celui-ci dit :
- Je viens de faire un rêve affreux. J'étais mort.
- C'est la réalité vous étiez mort, Sergent dit Jonathan en comprenant
- Quoi ? dit-il interloqué.
- Oui c'est vrai. Tous vos souvenirs sont bien réels. Je suis à l'origine de tout ça. C'est ce bracelet, vous vous souvenez, qui nous a fait remonter le temps aux environs de l'an 1300 avant J.C dit Sarah.
- Assurer votre protection n'est vraiment pas de tout repos !! J'aurais préféré jouer les touristes au Caire.

Et comme pour signifier que leur mission était remplie, le bracelet se détacha de lui-même du poignet de Sarah.

Quelques minutes plus tard, Salim pénétra en courant dans la salle.


- Mais ou étiez-vous ? La porte principale était bloquée ? Je me suis inquiété de ne pas vous voir revenir.
- Tout est terminé Salim. Je vous raconterai tout plus tard dit Michael en prenant son ami et collègue par les épaules et se dirigeant vers la sortie.
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 21:11

Chapitre 23 :

Cela faisait déjà cinq mois que les quatre aventuriers étaient revenus d'Egypte. Sarah avait alors retrouvé son petit bout de chou qui lui avait terriblement manqué, tandis que Michael, lui, c'était le confort de son appartement. La nouvelle concernant la découverte de la pyramide des archives des atlantes avait fait le tour de la planète en un jour. Maintenant, un bon nombre de scientifiques désiraient étudier ces antiquités. Mais pour le bien de tous, cette tâche avait été confiée aux scientifiques de l’AIA, avec l'accord de l'Egypte. Quand ceux-ci auront été traduits, ce qui ne sera certainement pas pour tout de suite vu le nombre incalculable de papyrus mis à jour, ils retourneront en Egypte ou ils seront exposés au Musée du Caire. Pendant plus d'un mois, Sarah et Michael firent un certain nombre de conférences. Beaucoup de monde voulait savoir comment ils avaient fait pour les découvrir. Bien sur, il fut convenu que personne ne parlerait du bracelet scarabée. Ils auraient été certes pris pour des fous, car leur aventure dans le passé n'avait eu aucun effet sur l'avenir. Ramsès avait vécu jusqu'à 92 ans et régné 67 ans. Encore un mystère ? Que s'était-il passé alors ? Ils se demandaient vraiment s'ils n'avaient pas rêvé. Maintenant, nos deux scientifiques passaient le plus clair de leur temps enfermés dans leur bureau et essayaient de traduire les textes laissés par les atlantes.

Mais ils avaient trouvé un autre compartiment secret. Lorsque l'on entrait dans la pyramide, au centre, un chemin dallé se détachait de cette grande bibliothèque. En le parcourant, Sarah avait remarqué une dalle avec un scarabée dessiné dessus. C'était la seule qui portait un motif. Elle s'était alors accroupie et l'avait regardé de près. Ce petit insecte était gravé dans la pierre. Cela formait un trou. Une idée lui était venue à l'esprit et elle avait placé le bracelet dans l'empreinte. Là, la dalle s'illumina puis s'ouvrit, laissant place à un coffre d'or. Celui-ci était bien différent du précédent, il ne comportait pas tous les dessins caractéristiques d'un coffret. Seul, encore, un scarabée figurait. A l'intérieur, elle découvrit un autre papyrus.
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 21:11

Chapitre 24 :

Dans son nouveau bureau qu'elle avait aménagé avec goût, Sarah était penchée sur le papyrus trouvé dans le coffre d'or. Elle avait gardé le bracelet scarabée en ayant bien sûr reçu l'autorisation. Elle l'avait mis sous verre et il trônait dans un coin de la pièce sur un socle. Le soir, de petites lumières l'éclairaient. Elle était en train de transcrire le texte quand quelqu'un toqua à la porte.

- Entrez

Elle ne leva même pas la tête pour savoir qui cela pouvait être, tellement absorbée par son travail. Cela faisait des heures qu'elle était là et ne s'était même pas accordée une minute de pause. Mais cela la passionnait à un point qu'elle ne pouvait se résoudre à abandonner. C'était comme cela depuis des jours. Heureusement qu'il y avait Philippe sinon elle n'aurait même pas fait l'effort de rentrer chez elle. Elle sentit une odeur particulière flotter dans l'air. Elle releva enfin la tête et vit le Colonel Orlando, devant elle, deux tasses à la main.

- Un café cela vous dit ? dit-il en lui tendant la boisson
- Merci beaucoup dit-elle en humant l'odeur. Je ne m'étais même pas rendue compte que j'en avais envie.
- Et avec quelques gâteaux dit-il en posant le paquet sur la table.
- Oh ! Vous pensez à tout Jonathan. Vous êtes une perle !!!
- Alors elle avance cette traduction ?
- Oui, je viens juste de la terminer à l'instant. Ou est le sucre ?
- Il est déjà dans votre café et il est remué.
- C'est pas croyable, vous savez même comment j'aime mon café !

Il lui fit un magnifique sourire et avança la chaise. Il prit place en face d'elle.

- Au fait, comment se fait-il que vous soyez là ? Je croyais que vous deviez partir pour l'Irak ?
- C'était prévu, mais une autre équipe a été envoyée à la place.
- Vous n'êtes pas trop déçu ? dit-elle en avalant une gorgée du liquide chaud et onctueux.
- Plus vraiment …


Ils étaient là et se regardaient dans le blanc des yeux. Aucun des deux n'osait rompre ce silence. C'est Jonathan qui se lança le premier :

- Dites, il me semblait Sarah que vous aviez des lacunes en arts martiaux. Il serait peut être temps d'y remédier.
- Vous croyiez vraiment que c'est nécessaire.
- Oui parfaitement. Et si je vous donnais votre première leçon dès que nous aurons fini dit-il en levant sa tasse.
- J'aurai bien aimé, mais je dois absolument terminer cette transcrïption.
- Vous venez de me dire que vous l'aviez finie. Il n 'y a donc plus d'excuse pour refuser, Sarah.
- Oui, en effet.
- Et qu'est ce que ce papyrus raconte ?
- Ce qui nous est arrivé.
- C'est à dire ???
- Vous voulez que ….
- Sarah, je vous en prie !!!! Dites-moi tout !!!


Voilà, ce qu'elle avait transcrit :

Moi Sashara, Grande Prêtresse et Protectrice du Savoir
Ai été choisie par les dieux pour accomplir ce sombre destin.
Par les pouvoirs qui m'ont été conférés à la naissance,
Et pour protéger les archives des atlantes,
J'ai ensorcelé le Bracelet Scarabée
Qui protégera la pyramide des intrus qui la violeraient.


- C'est pas rassurant cette histoire !!!



Pour accomplir ma destinée,
J'ai dû me séparer de mon enfant,
Et le confier au grand Mage qu'est mon père.
Lui seul, sera assez fort pour que ma descendance survive.
Dans longtemps, quand l'Egypte ne sera plus aussi fastueuse et grande,
Viendra une jeune femme blonde, ma descendante.
Elle me ressemblera et portera le signe de la famille.
Un scarabée gravé dans la peau, sur son poignet intérieur gauche.


- Un scarabée sur son poignet intérieur gauche !!!!
- C'est tout à fait cela.
- Vous en avez un justement, non ?
- Oui
- Mais cela voudrait dire que…..
- Que cette descendante c'est moi. J'ai toujours du mal à y croire. Mais on dirait que c'est ça. Et de plus c'est ce que m'avait affirmé le sage Sethré.
- Sethré ??
- Un vieux monsieur que j'ai rencontré pendant que Mick et vous étiez prisonniers.
- Ah d'accord. Et c'est tout ce qui était écrit ?
- Non


Elle seule pourra porter le bracelet Scarabée sans périr.
Il aura pour effet de mélanger la réalité et le passé,
Et d'envoyer ma descendante et ses 3 protecteurs
A l'époque du Pharaon Ramsès II.
Mais tout cela ne sera qu'illusion.
Seuls les sentiments des personnes seront réels.



- Dites donc, ils étaient très forts en magie à cette époque. On avait vraiment l'impression d'y être. Et en plus je ressens encore une douleur à l'épaule dit-il en se massant l'endroit en question.
- Mais je trouve quand même cela aberrant. Imaginer que cette femme est mon ancêtre, c'est incroyable.
- Mais que veut-elle dire par " Seuls les sentiments des personnes seront réels" ?
- Je ne sais pas dit-elle en regardant longuement Jonathan.
- En tout cas, je suis sûr d'une chose c'est que mes sentiments pour vous sont bien réels dit-il gravement.

Elle se sentit rougir comme une collégienne, eut une envie folle de lui sauter au cou, mais évidemment n'en fit rien. Cependant, avec un regard malicieux, elle dit : " Quand est-ce que vous me donnez mon premier cours de …. Karaté ? "
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MessageSujet: Re: Ma nouvelle : Un monde Pharaonique   Sam 21 Oct - 21:11

Notes de l'auteur

Ayant pris quelques libertés avec l'histoire, je tiens à rétablir la vérité en faisant une petite biographie sur le grand personnage qu'est Ramsès II.

Ramsès II est le fils de Sethi 1er, son règne commence environ en 1296 Av. J-C. Son nom signifie : "Il était l'élu des Dieux" "Le Fils de la Lumière".
Après la mort de son père Sethi 1er, Ramsès prend le pouvoir. Son règne débute par une grande campagne guerrière contre les ennemis Hittites qui menaçaient d'envahir l'Egypte, une bataille longue et sanglante qui s'acheva à Kadesh. Pour immortaliser cet événement, il fit graver sa victoire dans la pierre du Ramesseum. Après cette victoire une autre eu lieu, mais celle-ci se termina par une alliance entre les 2 pays, une alliance économique qui transforma l'Egypte.
Ramsès développa les ports et les industries de Memphis. Il fit construire un grand port sur la Mer Méditerranée où s'arrêtaient les marchands grecs et phéniciens, un port qui plus tard portera le nom d'Alexandrie. Plus tard il fit ériger une ville dans le Delta du Nil, qu'il prit pour Capitale et qu'il nomma Pi-Ramsès. Cette ville fut bâtie autour d'un ancien palais érigé par le prédécesseur de son père, Ramsès Ier.
Son épouse Néfertari semblait toujours à l'écoute, on pense qu'elle a eu une grande influence sur Ramsès. Elle fut une souveraine rayonnante, la véritable incarnation d'Isis. Le Souverain l'associa à sa gloire lui dédiant un Temple juste à côté de l'immense Temple d'Abou Simbel. Pour elle il fit creuser un tombeau dans La Vallée des Reines.
Ramsès II favorisa aussi l'ouverture de la Religion égyptienne aux Dieux étrangers. Le Pharaon instaura le culte de Baal (Dieu de l'orage dans une autre culture) à Pi-Ramsès.


si vous êtes arrivé jusque là je vous dis Chapeau !!!
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